Chroniques – Le webzine des Immortels – Chroniques musique alternative http://www.lesimmortels.com/blog Le webzine des musiques alternatives et des alternatives musicales Mon, 01 Aug 2016 08:30:53 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.5.3 http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2015/04/cropped-cropped-immortels_logo1-32x32.jpg Chroniques – Le webzine des Immortels – Chroniques musique alternative http://www.lesimmortels.com/blog 32 32 David Bowie Prom @ Royal Albert Hall, Londres – 29/07/2016 http://www.lesimmortels.com/blog/chronique-musicale/9150/2016/08/01/david-bowie-prom-royal-albert-hall-londres-29-07-2016/ http://www.lesimmortels.com/blog/chronique-musicale/9150/2016/08/01/david-bowie-prom-royal-albert-hall-londres-29-07-2016/#respond Mon, 01 Aug 2016 08:28:57 +0000 http://www.lesimmortels.com/blog/?p=9150 David Bowie est comme le fameux perroquet : décédé. Pourtant il ne mourra jamais. Son empreinte musicale indélébile a imprégné de si nombreux musiciens et fera de même pour les générations à venir. L’émotion est cependant encore présente en cet an 0 post Bowie. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce qu’une émission spéciale de la série des ‘Proms’ soit consacré à l’enfant de Bromley et diffusé sur la BBC Radio 3. La question des artistes osant se frotter à l’œuvre encore chaude peut cependant et légitimement se poser. Ainsi que de la playlist, vu l’exhaustivité est exclue.

Le Royal Albert Hall, cadre prestigieux s’il en est, a donc accueilli l’orchestre Stargaze, son chef André de Ridder ainsi que Neil Hannon, Anna Calvi, Marc Almond, Amanda Palmer, Laure Mvula, Elf Kid, Jherrek Bischoff, Paul Buchanan, Philippe Jaroussky et John Cale. Point de figure à faire se trémousser les NRJ Music Awards, mais une belle brochette ayant toute sa place sur scène. Et dont l’interprétation envahie, également parfois débordée, d’émotion atteste de l’envie d’être sur scène.

Chacun pourra regretter l’absence de tel ou tel titre (ou la présence, marre de « Let’s dance » et « Fame »), critiquer certaines performances. Il sera en revanche difficile d’affirmer que la session ne rend pas hommage à l’artiste. Les interprétations et réorchestrations correspondent à la démarche mise en œuvre pendant plus de 40 ans par le sieur. C’est là une nouvelle fois l’occasion de dire au revoir et merci, Mr Jones !

  1. Warszawa
  2. Station to station
  3. The Man who sold the world
  4. This i not America
  5. Life on Mars
  6. Lady grinning soul
  7. Ashes to ashes
  8. Fame
  9. Let’s dance
  10. Girl loves me
  11. I can’t give everything away
  12. Blackstar
  13. Heroes
  14. Always crashing in the same car
  15. Starman
  16. Valentine’s Day
  17. Sorrow
  18. Space Oddity
  19. After all

A réécouter jusqu’au 27 août.

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Le groupe a cruellement vieilli et qu’il ait fait la belle soirée du Super Bowl ne replace en rien le groupe au zénith. Les années 80 des Californiens et leurs shorts beach sont bien loin. Le set n’est plus qu’une caricature de ce qu’il fut au sein de la culture skate-boards : il n’y a rien en effet de plus pathétique que des vieux « kids ».

Qu’un texte de l’album soit écrit (ou co-écrit) par Elton John n’y change rien. Au contraire. Red Hot Chili Peppers était quelconque : désormais il est insipide. Et toujours avec le pire jeu de basse que l’on connaisse dans l’histoire de la pop. Ne sont pas les Beach Boys qui veulent.

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Mark Pritchard – Under the Sun (2016 – Warp) http://www.lesimmortels.com/blog/chronique-musicale/9138/2016/08/01/mark-pritchard-under-the-sun-2016-warp/ http://www.lesimmortels.com/blog/chronique-musicale/9138/2016/08/01/mark-pritchard-under-the-sun-2016-warp/#respond Mon, 01 Aug 2016 08:26:20 +0000 http://www.lesimmortels.com/blog/?p=9138 Éclectique depuis trente ans, Mark Pritchard a traversé bien des genres que l’électro recouvre. Ambient house, electronica, electro hip-hop, etc. ont été boostés par l’artiste anglais sous divers pseudos et groupes. Under the Sun est son premier album non confidentiel sous son propre nom. C’est une parfaite réussite proche du minimalisme : l’artiste y flirte avec des « boucles » chères à Glass et Reich. Dominée, cette « technique » est capable de maximiser les sons.

Ils deviennent ici somptueux, cérémoniels, traversent diverses possibilités couplées à des interventions vocales (celle de Thom Yorke au premier plan). L’album renoue avec les premières expérimentions de l’artiste dans les années 70. Celui qui est imbibé de la culture clubbing aborde ici des formes simples, fluides, atmosphériques : le beat n’a plus besoin d’être scandé : une forme harmonique le crée.

La musique britannique est portée à son plus haut niveau et il convient de placer Under the Sun parmi les albums de l’année. L’artiste, comme un Brian Eno, est capable d’y sculpter une sorte d’autoportrait en rien désincarné. Intimiste, l’album fait une belle synthèse de ce que l’électro peut proposer.

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!Shaps! – EP (2016 – Kaiser Production) http://www.lesimmortels.com/blog/chronique-musicale/9131/2016/06/27/shaps-ep-2016-kaiser-production/ http://www.lesimmortels.com/blog/chronique-musicale/9131/2016/06/27/shaps-ep-2016-kaiser-production/#respond Mon, 27 Jun 2016 08:29:14 +0000 http://www.lesimmortels.com/blog/?p=9131 Il est des moments où l’envie de l’envie de chantonner « La Bohème » point, quitte à passer un vieux con. Pourtant, le mélange hip-hop et guitare, que d’aucuns qualifiaient de ‘fusion’ il y a quelques années, renvoie à quelques glorieux souvenirs qui donnent envie de dire « Hé Mike, tu fais Patton âge. ».

Foin de bons mots, le sextet du Val d’Oise, loin des SMS graveleux, marie les textes abrasifs et les riffs saturés. Engagement et énergie se traduisent par des mots et notes forts, entraînants, suscitant intérêt et entrain mêlés. La musicalité ne s’efface devant la dimension percutante de l’ensemble, les textes étant tout sauf accessoire. La revendication se porte à deux voix,au gré des riffs, beats, percussions et autres scratches.

La prestation est pleinement maîtrisée, son et image, donnant envie d’en entendre et voir plus, à l’occasion d’un album à venir.

 

  1. On/Off
  2. Ego Shaps
  3. Perdu
  4. Qu’importe les peines
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Dorothy Iannone – Ewig Grün (2016 -Tochnit Alep) http://www.lesimmortels.com/blog/chronique-musicale/9118/2016/06/27/dorothy-iannone-ewig-grun-2016-tochnit-alep/ http://www.lesimmortels.com/blog/chronique-musicale/9118/2016/06/27/dorothy-iannone-ewig-grun-2016-tochnit-alep/#respond Mon, 27 Jun 2016 08:27:24 +0000 http://www.lesimmortels.com/blog/?p=9118 L’artiste multipartitas Dorothy Iannone poursuit une œuvre subversive, féministe et politiquement incorrecte. Ewing Grün est construit sur un long « chant » ou scansion d’un genre très particulier et qui frôlera pour certains l’obscénité absolue. Il s’agit d’un enregistrement audio de 1975 dans lequel l’artiste américaine entreprend d’interpréter une chanson populaire allemande tout en se masturbant jusqu’à l’orgasme. Ce qui est une sorte d’écho à sa lettre d’amour qui ne s’écrivait pas de Dieter Roth.

On est là moins dans la musique que dans la performance dans la galaxie du mouvement Fluxus. Le corpus a été longtemps interdit par la censure. Mais son intérêt est plus qu’anecdotique ou factuel. Il permet de voir jusqu’où le son artistique permet d’aller dans une perspective « à la Cage » mais avec une incarnation intempestive. La pulsion de désir s’y révèle selon l’intensité physiologique traitée avec drôlerie. Sans attitude morale, ni jugement la créatrice ouvre la perception pour mettre en porte à faux notre assurance et notre suffisance pour rendre la situation d’auditeur inconfortable.

Comme toujours lorsque de nouvelles écoutes sont sollicités, un univers riche se fait jour. Saisie par un sentiment d’implication totale l’artiste est elle-même prisonnière consentante de ses cérémonies pour mettre en exergue le corps selon un acte particulier de résistance.

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Native Gold – A Man we all admire (2016 – Autoproduit) http://www.lesimmortels.com/blog/chronique-musicale/9127/2016/06/27/native-gold-a-man-we-all-admire-2016-autoproduit/ http://www.lesimmortels.com/blog/chronique-musicale/9127/2016/06/27/native-gold-a-man-we-all-admire-2016-autoproduit/#respond Mon, 27 Jun 2016 08:26:31 +0000 http://www.lesimmortels.com/blog/?p=9127 Dans l’entrelacs des sonorités organiques et électroniques, Native Gold prospecte et trouve sa pépite, bien plus que dans un silence supposément massif. Les bourdonnements et dissonances inscrivent les sensations dans une réalité augmentée et alternée, dont certains accents rappellent le micro rose de certains musiciens basés sur la face cachée de la lune.

Les susurrements faussement suaves qui hantent les trois titres dressent plutôt un tableau de fin de parcours, un peu comme une villa de rêve vouée à la désaffection et à la désaffectation de concert, déchirantes mais inéluctables, la passion innervée et anesthésiée à cette perspective.

Le duo parvient à livrer un triptyque convaincant, tout en tension et précision. De ceux qui donnent envie d’en entendre plus.

  1. Fake the smile
  2. Fickle
  3. Begun to begin
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Brian Eno – The Ship (2016 – Warp) http://www.lesimmortels.com/blog/chronique-musicale/9116/2016/06/27/brian-eno-the-ship-2016-warp/ http://www.lesimmortels.com/blog/chronique-musicale/9116/2016/06/27/brian-eno-the-ship-2016-warp/#respond Mon, 27 Jun 2016 08:25:23 +0000 http://www.lesimmortels.com/blog/?p=9116 Le temps n’a pas de prise sur Brian Eno. Quatre ans après Lux, The Ship est le nouvel album solo du musicien. Créé en deux parties à partir d’expériences d’enregistrement tridimensionnel, cet effort est conceptuel et un rien « romantique ». Il est constitué de titres minimalistes remplis de prouesses de d’innovations techniques. Il commence par un morceau de plus de 20 minutes sur lequel se coud le chant scandé d’Eno à travers un effet de distance et sur des laps électroniques.

Il est suivi de « Fickle Sun » développé en trois temps, où la voix de l’artiste est plus claire et un rien désespérée. Le deuxième temps est constitué d’un poème lu par Peter Serafinowicz. Il a été conçu par le logiciel Markov Chain Generator (créé par Peter Chilvers) « dans lequel on a intégré des comptes-rendus du naufrage du Titanic, des chansons de soldats de la Première Guerre, divers morceaux de cyber-bureaucratie et des alertes sur le piratage, certaines de mes chansons, des descriptions de machinerie ». Le logiciel a généré une multitudes de textes parmi lesquels l’artiste et son équipe ont fait une sélection. Le dernier temps est une reprise de « I’m Set Free » du Velvet Underground. Ajoutons que cette sortie discographique s’appuie sur des installations d’Eno qui seront présentés dans tout le monde et où pourra être entendue une autre version de l’album.

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Haxis – City lights (2016 – Autoproduit) http://www.lesimmortels.com/blog/chronique-musicale/9134/2016/06/27/haxis-city-lights-2016-autoproduit/ http://www.lesimmortels.com/blog/chronique-musicale/9134/2016/06/27/haxis-city-lights-2016-autoproduit/#respond Mon, 27 Jun 2016 08:24:33 +0000 http://www.lesimmortels.com/blog/?p=9134 Les lumières de la ville déversent parfois sur le cadre urbain des couleurs particulières, conférant au décor des atours inédits. Cet habillage, par essence artificiel, peut s’avérer à la fois fantastique et inquiétant. Et c’est bien là le cœur des compositions synthétiques et caressantes, générant un léger écœurement sur le fond du palais, signe que quelque chose ne va pas. Mais quoi ?

Est-ce la nature des choses ou la lumière qui les nimbe ? De velours, les pistes décrivent des impressions et sensations, sans prendre partie. Le chant entêtant ne proclame-t-il pas ‘I’m a dreamer’ sur « Glide » ? Onirisme mal maîtrisé ou réalité qui conduit à se réfugier dans ses rêves ? C’est bien cette idée de spirale trouble qui se déroule, au travers de danses ou de folies, suggérées par les titres des morceaux. Et les bruissements non organiques ne peuvent que renforcer cette atmosphère d’ensemble.

Les rythmes et teintes parviennent à créer une sensation ouateuse, engourdissante mais paradoxalement stimulante sur la psyché. un peu comme si cet effort exogène pour endormir se soldait par une conscience accrue de l’étrangeté de l’environnement. Ce faisant, l’artiste révèle sa maîtrise de la nuance, à même d’intéresser quelques oreilles aventureuses, à la recherche  de réalités en équilibre instable.

  1. City lights
  2. Glide
  3. Dancers
  4. Just mad
  5. Fun fair

Bandcamp : http://haxis.bandcamp.com/album/city-lights-2016

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European Ghost – Pale & Sick (2016 – Unknown Pleasures Records) http://www.lesimmortels.com/blog/chronique-musicale/9112/2016/06/12/european-ghost-pale-sick-2016-unknown-pleasures-records/ http://www.lesimmortels.com/blog/chronique-musicale/9112/2016/06/12/european-ghost-pale-sick-2016-unknown-pleasures-records/#comments Sun, 12 Jun 2016 08:30:48 +0000 http://www.lesimmortels.com/blog/?p=9112 L’époque étant à la concision, il est souvent demandé d’être précis, d’aller droit au but, de jeter la substantifique moelle sans préliminaire aucun. Cette absence de poésie, de tendresse diront certains, peut être pleinement satisfaite sans effort, les nom et titre du projet remplissant parfaitement leur orifice, enfin office plutôt, tout en dressant les grandes lignes de ce concept album. L’idée d’un vol survolant les horreurs issues des guerres de toute sa morgue évanescente peut se ressentir au plus profond à la lecture des quelques caractères enchevêtrés.

Le reste ne peut être éprouvé qu’à l’écoute, en mêlant ses tympans à la dimension entêtante et éthérée des minutes, détachée de ce qui se déchire quelques mètres en contrebas mais laissant sourdre un léger malaise. Le contraste entre les lignes froides et le léger brouillard du chant dépeint une sensation de désolation et de stupeur, étrangère aux admirateurs des frasques militaires mais non à leurs contempteurs. Toute l’indécence de cette débauche de moyens guerriers se devine également par l’entremise des notes. Nausées, mains sales en l’absence d’existentialisme irrigué d’humanisme.

Puisant dans le sillon des sonorités synthétiques baignées de la fumée des clubs d’antan et ne rechignant pas à une volonté d’épure, la formation de Bologne tire une ligne temporelle entre une scène retournée dans les brumes du passé et le présent. Sonorités post-beaucoup de choses se croisent et surtout s’ancrent les unes aux autres afin de servir le concept. Sans être poisseuses, les caresses de ce voile musical peuvent déranger, troubler ou même exciter, évoquant sans peine le titre, fort adéquat, de l’ensemble. Et quitte à convoquer les heures les plus sombres de notre histoire, autant que ce soit avec de la musique de qualité.

  1. Trip on Mars
  2. Preset
  3. Pale and sick
  4. Lost highway
  5. Unreal space
  6. The Spiral
  7. August in winter
  8. Sex in Kepler
  9. Trip in the night
  10. European ghost

Bandcamp : http://hivmusic1.bandcamp.com/album/pale-sick-post-punk-cold-wave-upr-047-compact-disc

 

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