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	<title>Le blog des Immortels - Chroniques musique alternative &#187; Chroniques Curiosité</title>
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	<description>Le blog des musiques alternatives</description>
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		<title>Thaï Beat A-Go-Go &#8211; Groovy 60s Sounds from the Land of Smile vol. 2 (2010 / Subliminal Sounds)</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Jul 2010 11:00:54 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<img src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/07/thaibeatagogo_585.jpg" alt="Thai beat A-Go-Go" title="Thai beat A-Go-Go" width="585" height="140" class="aligncenter size-full wp-image-1996" />Les spécialités thaï ne font pas que se manger, elles s'écoutent aussi.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">A la fin du XXème siècle la musique pop thaïlandaise recensait uniquement au sein des branches Luk Thung ou Luk Krung une multitude de courants distincts. Ils étaient aussi nombreux que ceux qu’en comporte le vaste champ des musiques traditionnelles de ce pays. Pour un amateur occidental difficile de se repérer dans ces divers courants même si beaucoup de ces styles répondaient implicitement à la demande touristique &#8211; parfois ambiguë et c&#8217;est un euphémisme &#8211; américaine puis européenne. Bangkok fut à la fin du XXème siècle un lieu phare de la musique pop made in far east. Sous l’influence des <strong>Beatles</strong>, de <strong>Presley</strong> et des <strong>Ventures</strong> une multitude de groupes apparurent dès les années 60. Le volume 2  de la série &#8220;Thaï Beat&#8221; nous propose le survol des années 60-70 en compilant les styles go-go funk, rock beat, go-go psyché et pop exotique. On y retrouve plusieurs reprises dont « Lady Madonna » des <strong>Beatles</strong> et « Je t’aime moi non plus » de <strong>Gainsbourg</strong> à une sauce asiatique pimentée et qui vaut plus que pour le simple trip exotique revival. Des groupes tels que <strong>The Traces</strong>, <strong>Schien &amp; The Johnny</strong> et surtout <strong>Sakarin Boonpit</strong>, <strong>Jackatchan</strong> ou <strong>Pairotte</strong> imposent une musique particulière. Elle reprend les rythmes anglo-américains  avec quelque chose qui bégaie comme d’une joie trop grande et qui sent un surjoué ambigu presque inquiétant.</p>
<p style="text-align: justify;">Surgit un trop plein de forces, sourd à toute prudence. La démesure d’une époque torture parfois la musique, la sort de son bain original. Elle trouve un décor sonore à son désarroi et à une sorte de joie dérisoire et éperdue. Mais en outre le bégaiement d’une telle musique participe d’une aptitude à la dénégation des règles originales de la musique occidentale. Plusieurs couches sonores s’étagent dans la production de ces groupes. Tous se réclament viscéralement ou plus consciemment de l’usage d’une forme de résistance et de surenchère comme effraction nécessaire dans et par la musique occidentale.  En émerge aussi sinon une révolte du moins une colère adolescente propre au pop-rock des origines. Celle de la rébellion contre l’interdit. Et celle peut-être d’une culpabilité devant cette rébellion car celle-ci s&#8217;accoutume d&#8217;une autre violence faite par les touristes auxquels et pour une part cette musique était en connivence. Elle avance donc masquée au sein autant de la dérision que de la joie.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelque chose se dégage, se soulève, se désaxe dans ce rock thaïlandais. La musique enfonce la pointe de ses ciseaux dans la soie traditionnelle. Elle la déchire et la fend. Est tentée une ouverture qui s’avèrera (avec le recul) décevante.  Révélatrice plus qu’inaugurale cette musique garde toutefois l’avantage de ramener à une approche non négligeable. Elle voulait défaire par effet de « bands » les lois arbitraires qui bridaient la musique du pays. Via des influences foraines se dessine une recherche spécifique et spontanée. Face au roi du pays qui nourrissait à l’époque un goût prononcé pour le jazz, une certaine jeunesse thaï trouva dans le rock une manière de rébellion contre le père. Il y a là de violents séismes qui voulaient arracher du fond des mers des terres volcaniques pour en faire de nouvelles îles.  Certes les terres promises n’ont pas vu le jour. Restent néanmoins ces exemples probants d’une énergie de l’impatience. <strong>Thaï Beat A-Go-Go</strong> mérite une écoute attentive pour comprendre la pulsion qui habite <strong>Chai Muan-Singt</strong> et autre<strong> Suda Chuenbarn</strong>. Sous la joie, la violence y cherche l’accomplissement d’une promesse qui se retourna contre elle.</p>
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		<title>MONSTRE! &#8211; The Teenage House Foundations (2010/autoproduit)</title>
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		<pubDate>Sat, 26 Jun 2010 15:49:42 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1951" title="MONSTRE!" src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/06/monstre_585.jpg" alt="MONSTRE!" width="585" height="140" /></p>
<p style="text-align: justify;">En Savoie la scène Ozzy Rock et Disco Punk existe.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1951" title="MONSTRE!" src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/06/monstre_585.jpg" alt="MONSTRE!" width="585" height="140" /></p>
<p style="text-align: justify;">En Savoie la scène Ozzy Rock et Disco Punk existe. Elle est animée par un bricoleur de génie qui multiple les formations (du pur électro à une musique jazzique virulente). <strong>Renaud de Saint Vaast</strong> &#8211; alias <strong>Reno </strong>- puisque c’est de lui qui s’agit, s’active depuis plus de dix ans de manière aussi discrète qu’impertinente. Il a des fans aussi bien en Allemagne, au Japon qu’en France. Lorsqu’il monte un projet, il peut rester discrètement dans son coin &#8211; sax, clavier, guitare en mains &#8211; ou prendre tout en charge jusqu’à la confection de ses pochettes qui dans le genre vintage sont parfaites.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec ses trois acolytes du moment &#8211; qui ne sont pas pour lui des inconnus puisqu’ils ont déjà participé à plusieurs de ses expérimentations à géométrie variable &#8211;  <strong>Reno </strong>propose sous le nom de <strong>Monstre! </strong>un E.P. intitulé <em>The Teenage House Foundations</em>. Il est truculent et « progressif » (comme son nom de l’indique pas) et il est conçu avant tout pour le rythme mais dans lequel l’humour transgressif mais discret demeure toujours présent. Pour s’en convaincre, le seul titre « Burp Reynolds » fait figure de programme esthétique et d&#8217;art poétique…</p>
<p style="text-align: justify;">Point essentiel et rassurant : il est toujours difficile de rapprocher ce que fait <strong>Reno </strong>d’autres productions existantes. Le musicien ne cherche pas à innover forcément mais il se démarque par une fausse allure de nonchalance. Elle lui permet de tout reprendre selon sa sauce et avec insolence. Il ose parfois aller chercher chez un <strong>Burt Bacchara</strong> et « pire » chez un <strong>Georges Jouvin</strong> ses samples perfides et décalées.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec <strong>Monstre!</strong>, <strong>Reno </strong>ne va pas jusqu’à de telles (délicieuses) hérésies. Cela ne l’empêche pas en quatre titre de revisiter la pop-rock loin des nostalgies (il est trop jeune pour ça) et des douceurs lacustres où il trouve son inspiration. Néanmoins, entre les lacs d’Annecy, du Bourget de d’Aiguebelette <strong>Reno </strong>ne va pas chercher une posture romantique. Lamartine qu’il aime est plus une fille aux rondeurs appétissantes qu’un poète souffreteux qui cherchait à suspendre le vol du temps.</p>
<p style="text-align: justify;">Ici à l’inverse le temps s’énerve par secousses bien plus efficientes que lénifiantes. Et cela ravit et emporte. Côté iconoclasties et assonances <strong>Reno </strong>fait dériver ses déferlantes. Il n’y a pas de place pour voiliers ou pédalos à bobos ou à retraités. Et pour ses décoctions de friture des lacs alpins, aux truites schubertiennes l’artiste préfère les sargasses d’eau douce et les sarcasmes sonores cuits à point. Il se situe dans divers types de croisements tous plus inattendus les uns que les autres. Chacun d’eux reste susceptible de mettre au point une musique hybride comme le quatuor <strong>Monstre! </strong>le prouve dans une rythmique d’enfer. <strong>Reno </strong>en devient l’oxygénateur analogique. Il y a dans les titres du musicien de la vie comme il y a de l’air en ses poumons. De la nicotine aussi. La musique tousse juste ce qu’il faut. Elle est à découvrir.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-1952" style="margin-left: 0px; margin-right: 5px;" title="MONSTRE! - The Teenage House Foundations" src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/06/monstres_cover.jpg" alt="MONSTRE! - The Teenage House Foundations" width="240" height="220" /></p>
<p style="text-align: justify;"><a title="L'EP en écoute" href="http://soundcloud.com/monstremonstre" target="_blank">http://soundcloud.com/monstremonstre/</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a title="Le MySpace de Monstre!" href="http://www.myspace.com/ilovemonstre" target="_blank">http://www.myspace.com/ilovemonstre</a></p>
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		<title>Lydia Lunch &#8211; Big Sexy Noise (2010 / Sartorial Records)</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Jun 2010 11:00:29 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1588" title="Lydia Lunch - photo de Marc Viaplana" src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/05/lydialunch_marcviaplana_585.jpg" alt="Lydia_lunch - photo de Marc Viaplana" width="585" height="140" />Retour sur la vie et l'œuvre de <strong>Lydia Lunch</strong> à l'occasion de la sortie de son dernier album.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Née en 1959 aux USA, <strong>Lydia Lunch</strong> est une artiste complète : chanteuse, musicienne, photographe, dessinatrice, poétesse, actrice et performeuse. Victime d’inceste à seize ans elle quitte Rochester, sa ville natale, pour connaître la rue et les bas-fonds de New York avec pour tout viatique alcool, drogue et prostitution. On la remarque pour la première fois au sein du <strong>Teenaage Jesus and the Jerks</strong> dans <em>No New York</em> (1977) l’album anthologique de <strong>Brian Eno</strong>. Cet album est considéré comme le manifeste du mouvement « no wave » dont <strong>Lydia Lunch</strong> devient une des égéries.</p>
<p style="text-align: justify;">Prolixe (trop sans doute) elle a à son actif une trentaine d’album  dont le dernier <em>Big Sexy Noise</em> vient de sortir. Elle a travaillé avec <strong>Nick Cave</strong>, <strong>Richard Kern</strong>, <strong>Henry Rollins</strong> ou <strong>Kim Gordon</strong> des <strong>Sonic Youth</strong> avec qui elle a crée en 1988 <em>Harry Crew</em> (titre en hommage à l’auteur américain du même nom). Mais aussi avec <strong>Exene Cervenka</strong> pour un album important <em>Rude Hieroglyphics</em>. Ses CD musicaux se sont doublé de ceux qui illustrent son  travail de spoken words. Elle a sorti en 1993 un triple CD produit par Widowspeak sur son propre label : <em>Crimes against nature</em>. Il inclut entre autre  ses premières conférences <em>Oral fixation</em>, <em>Conspiracy of Women</em>. L’artiste a désormais quitté les USA pour Barcelone et elle se produit désormais sur les scènes européennes. Récemment elle était au Batofar de Paris où son show correspondait parfaitement au titre du livre de nouvelles, dont la traduction sort en français <em>Déséquilibres synthétiques</em> (Editions du Diable Vauvert).</p>
<p style="text-align: justify;">Tout est donc parti chez <strong>Lydia Lunch</strong> du traumatisme de l’inceste. Elle est devenue « plaie et couteau » selon l’expression de <strong>Baudelaire</strong> de son propre mal qu’elle a tenté de traiter par le mal (et donc le mâle). Refusant de fermer sa plaie, elle a pris le parti inverse. A savoir d’en ouvrir les lèvres en se livrant au besoin au plus offrant. « Fuck and Hate » deviennent ses maîtres mots dans une quête et une rédemption inversée. Ses textes, ses films, ses images, ses chansons font surgir un miasme proche de ce qu’à la même époque et sur le même lieu <strong>Kathy Acke</strong>r développait parallèlement. Sécrétions diverses, dope, vodka sont les « médicaments » chargés de soigner la souillure première. Mais de pauvres victoires en monstrueuses défaites, l’artiste accumule d’autres traumatismes en devenant la victime consentante de ses prédateurs au nom de son premier massacre.</p>
<p style="text-align: justify;">L’actrice accomplit tout un chemin de croix ou de pénitence. Acceptant la violence qui passe par le plaisir qu’elle donne et reçoit en devenant suivant les occasions sado ou maso et en se voulant la  grande instigatrice d’un culte orgiaque. Passant le stade de la simple exhibition, l’artiste offre à ses lecteurs comme à ses spectateurs sa catharsis en live. Elle y évoque des scènes paroxysmiques de mutilations mêlées à des éclairs de jouissance. L’artiste, dans ses livres, ses films, ses performances, ses albums  autobiographiques, se veut paranoïaiquement trash pour susciter le malaise. Mais cela amène l’artiste à ériger le culte de la déviance comme une sorte de fond de commerce dans lequel elle tombe volontairement ou non.</p>
<p style="text-align: justify;">Se voulant elle-même « maniaco-sexuelle », <strong>Lydia Lunch</strong> veut faire du traumatisme et de ses conséquences la matière même de son œuvre. Elle la conçoit comme une transcendance du mal par le mal en portant plus loin les approches des <strong>Hubert Selby</strong>, des <strong>Ted Mac Keever</strong> et de la déjà cité <strong>Kathy Acker</strong>. On pouvait penser qu’avec le temps la créatrice allait s’apaiser. Or, il n’en est rien comme si elle restait la victime assermentée des « Prédateurs »  auxquels elle ne cesse de renvoyer leur propre image. Preuve que la catharsis escomptée n’est pas si simple que ça ou que désormais cette thérapie est devenue un « pli » artistique ou une seconde nature…</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/05/bigsexynoise.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1762" title="bigsexynoise" src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/05/bigsexynoise-300x300.jpg" alt="bigsexynoise" width="240" height="240" /></a>Toutefois, l’artiste ne se sent pas enfermée dans l’image qu’elle donne. Elle a tôt fait de mettre la question sous le tapis : « Qu’est ce que l’image ? Chacun a une idée différente de ce qu’est mon image. Chaque travail correspond à un genre différent, un look différent, un disque différent&#8230; Alors, quelle est mon image ? Les gens pensent toujours que je vis à New York. Je n’y ai pas habité depuis 17 ans ». Il est vrai que depuis les bas fonds initiaux de la mégalopole l’artiste a vécu à Londres, Los Angeles, San Francisco, la Nouvelle Orléans, Pittsburgh avant de rejoindre Barcelone. Son plus récent opus <em>Big sexy noise</em> cultive toujours une musique psycho ambiante mais dérangeante confite de paroles hypnotiques, agressives, dures, âpres. Son point de vue sur la musique et sa manière de l’aborder restent toujours aussi brutes et franches. L’artiste se veut en cela une « femelle jongleuse » (je cite) différente d’icônes pop du type <strong>Diamanda Gallas</strong>, <strong>Nina Hagen</strong> (« sa musique souffre de mauvais goût ») ou de  <strong>Carol Finnley</strong>. Elle se sent plus proche  de <strong>Janis Joplin</strong> mais elle s’en différencie cependant car pour elle cette dernière était « une perdante auto destructrice ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> Lydia Lunch</strong> à l’inverse se veut une femme forte. Son parcours le prouve. Et son objectif reste le même « chier à la face de l’histoire,  peser sur chaque forme d’art dans laquelle je me sens à l’aise et  me glisser à l’intérieur de chacune d’entre elles avec ma passion ». Sarcastique, cynique, elle réussit son coup et parvient à canaliser sa colère pour sa création multi facettes. Reste tout de même un problème. L’artiste est de celles qui ne doutent pas d’elles-mêmes  dans sa lutte (salutaire)  pro féminine. Mais après et selon elle  il n’y a plus rien « ce n’est pas ces putains de <strong>Riot Grrls</strong>, ce n’est pas <strong>Courtney Love</strong> qui font changer les choses, je ne revendique pas ce genre de crimes ». Mais d’ajouter « Peut-être que quand j’aurai 60 ans il y aura plein de petites Lydia. On aura des filles pour chaque période ».</p>
<p style="text-align: justify;">Il n’en demeure pas moins qu’écouter/lire/voir l’artiste entraîne deux sentiments contradictoires. D’un côté on salue la militante passionnée et vindicative. De l’autre on se demande malgré tout où commence la posture et l’imposture. <strong>Lydia Lunch</strong> n’est pas dans ses formes artistiques aussi radicale qu’elle le prétend. L’excès est devenu chez elle un excès de zèle, une procédure musicale, scénique, iconique. Paradoxalement, l’artiste cultive un certain  mépris pour la musique et la scène privilégiant le choix de ses lecteurs plutôt que de ses spectateurs et auditeurs. C’est d’ailleurs de sa part une vue de l’esprit car sa littérature demeure assez quelconque tant on a pu lire ailleurs du pire dans l’abject. Son œuvre discographique est à l’inverse plus riche et originale dans son ensemble. Ceux qui l’ont pris pour une putain sont devenus des putains d’histoires dans ses albums. Et c’est pour ces hommes « qui ne veulent pas tout entendre » qu’elle a écrit « les choses les plus infamantes ». Ils ne lui en veulent pas étant donné l’accueil triomphal qui lui accordent lors de ses concerts.</p>
<p style="text-align: justify;">En tout état de cause l’art sous toutes ses formes permet à <strong>Lydia Lunch</strong> de sortir d’une compulsion maladive en déplaçant l’objet du désir. Celui envers les hommes qui causa sa perte a été progressivement remplacé par celui des arts sous toutes leurs formes. Néanmoins ces derniers restent encore diverses manières de séduire les premiers plus que de s’en désintoxiquer. Musique et concert sont donc pour elle à la fois une psychothérapie et un travail de séduction, de reconnaissance dans le regard de l’autre. Ajoutons enfin que celle qui a découvert en <strong>Cioran</strong> le grand écrivain du temps, voue toujours à un personnage de la scène underground New Yorkaise de son époque de galère  le même respect : <strong>Richard Kern</strong>.  Et <em>Big Sexy Noise</em> à sa façon le rappelle. Après ce CD, l’artiste en projette plusieurs et veut réaliser  des expositions de photographie et de sculptures&#8230; La thérapie suit donc son cours et devrait désormais et selon l’artiste l’amener à sa sagesse. On lui souhaite.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;"><span style="font-family: Times New Roman,serif;"><em>© photo : Marc Viaplana</em><br />
</span></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/05/lydialunch_marcviaplana.jpg"><img class="size-full wp-image-1763 aligncenter" title="lydialunch_marcviaplana" src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/05/lydialunch_marcviaplana.jpg" alt="lydialunch_marcviaplana" width="540" height="358" /></a></p>
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		<title>Mama Rosin &#8211; Brûle Lentement (2009/Voodoo Rythm)</title>
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		<pubDate>Mon, 17 May 2010 11:00:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daphné</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1588" title="Mama Rosin" src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/04/mamarosin_585.jpg" alt="Mama Rosin" width="585" height="140" /> Suisse + Louisiane = Mama Rosin.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-1589" style="margin-left: 0px; margin-right: 5px;" title="Mama Rosin - Brûle Lentement" src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/04/mamarosin_brule-cover.jpg" alt="Mama Rosin - Brûle Lentement" width="240" height="238" />Les <strong>Mama Rosin</strong> sont des Suisses qui jouent de la musique cajun. Les Cajuns sont une ethnie américaine vivant surtout en Louisiane, et sont les descendants des Acadiens. Les Acadiens, eux, sont des descendants de colons français installés dans les provinces orientales du Canada. Colons français qui, pour leur part, venaient majoritairement du Poitou-Charentes, peuplé donc de Poitevins dont on sait qu&#8217;ils n&#8217;ont probablement pas d&#8217;ascendance arabe du fait de l&#8217;intervention de Charles Martel en 732. Charles Martel qui se trouve être le grand-père de Charlemagne, lequel a récemment été interprété par <strong>Christopher Lee</strong> à l&#8217;occasion d&#8217;un disque <a href="http://www.lesimmortels.com/blog/chronique-musicale/1568/2010/04/18/charlemagne-by-the-sword-and-the-cross-2010charlemagne-productions-ltd/">chroniqué ici-même</a>. Pfiou.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour le jeu des six degrés de séparation, on va dire qu&#8217;on a perdu : on pourrait prétendre que la musique de <strong>Mama Rosin</strong> va puiser sa source très très loin pour terminer sa course sur le blog des Immortels, et pourtant il n&#8217;a suffi que d&#8217;un disque arrivé dans notre boîte aux lettres par un pluvieux matin. Comme quoi, parfois, le chemin le plus tortueux et torturé n&#8217;a guère de puissance face à un simple timbre. Je devrais proposer ce slogan à la Poste, tiens.</p>
<p style="text-align: justify;">Entre la Suisse et la Louisiane pittoresque, il y a un grand fossé culturel. Pourtant, le jeune trio parvient à retranscrire cette ambiance avec talent. Ils arrivent à mêler le Blues à la bouse sans tomber dans le ridicule ou la caricature grossière à laquelle on s&#8217;attend en lisant les titres des pistes : &#8220;Le two-step de l&#8217;haricot&#8221; ou &#8220;La valse des beaux-frères&#8221;. On a peur au début de tomber sur une resucée de <strong>Renaud</strong> version redneck, mais on en est loin. Les textes n&#8217;ont pas grande prétention littéraire et mélangent l&#8217;anglais au français dans un créole/yaourt exotique, à l&#8217;image de cette région d&#8217;Amérique qui fut française avant que Napoléon ne s&#8217;en débarrasse. Peu importe qu&#8217;on n&#8217;y comprenne rien : la musique parle et suffit. Mélodéon, banjo, guitare s&#8217;entrechoquent dans la poisse bluesy et saturée de 13 chansons très courtes et typées, empreintes de groove, de désespoir et des espoirs. Pas le temps de bâiller lors de cette ballade dans le Bayou du lac Léman : l&#8217;album ne dure pas. Et c&#8217;est plutôt tant mieux, parce que la musique cajun n&#8217;est pas parmi les plus variées mélodiquement, et l&#8217;ennui risquerait de vite se pointer. Le voyage est court mais intense, et ne &#8220;Brûle&#8221; pas &#8220;Lentement&#8221; comme le suggère le titre de cet album sympathique qui ne se prend pas au sérieux mais ne fait pas dans le foutage de gueule pour autant.</p>
<p style="text-align: justify;"><a title="Mama Rosin MySpace" href="http://www.myspace.com/mamarosin" target="_blank">http://www.myspace.com/mamarosin</a></p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="560" height="340" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/l0EheLTqK8w&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="560" height="340" src="http://www.youtube.com/v/l0EheLTqK8w&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<title>RQTN – Decades and decisions (2010 / autoproduit)</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Apr 2010 11:00:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alkayl</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques Classique, Ambient]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques Curiosité]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques Electro]]></category>
		<category><![CDATA[2010 - A New decade]]></category>
		<category><![CDATA[chronique]]></category>
		<category><![CDATA[decades and decisions]]></category>
		<category><![CDATA[mathieu artu]]></category>
		<category><![CDATA[monolithes en mouvement]]></category>
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		<category><![CDATA[shoegaze]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1588" title="RQTN" src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/04/RQTN_585.jpg" alt="RQTN" width="585" height="140" /><strong>Mathieu Artu</strong> explore le temps, à bord de sa machine <strong>RQTN</strong>.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/04/RQTN-Decades-And-Decisions.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1660" title="RQTN - Decades And Decisions" src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/04/RQTN-Decades-And-Decisions-300x300.jpg" alt="RQTN - Decades And Decisions" width="250" height="250" /></a>RQTN</strong>, cela sonne comme un sigle que l&#8217;on utilise parmi tant d&#8217;autres. Il ne sera pas fait état de la SNCF en raison du risque trop important de propos déplacés, mais il est possible de citer CQFD. Sauf qu&#8217;il n&#8217;est pas ici question de devoir de mathématiques. On peut mentionner PTDR, mais cela manque singulièrement de classe. Mais, quoi qu&#8217;il en soit, reléguer le projet porté par <strong>Mathieu Artu</strong> à une simple gain de temps en écriture constituerait tout simplement une faute de goût.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi que le laisse supposer le titre de l&#8217;album, différentes décennies sont explorées au gré des pistes, entre 1928 et 2010. S&#8217;il ne faut pas s&#8217;attendre à une musique d&#8217;époque, les compositions ayant été réalisées grâce aux miracles de l&#8217;électronique, une progression est indéniablement perceptible, dépeignant l&#8217;œuvre de Chronos dans un monde parallèle.</p>
<p style="text-align: justify;">Il serait difficile de traduire de manière expresse la quintessence du ressenti provoqué par l&#8217;écoute de <em>Decades and decisions</em>. L&#8217;album est instrumental, à l&#8217;exception notable de &#8220;2003 &#8211; A Motionless frozen state&#8221;, titre pour lequel l&#8217;ajout d&#8217;une partie vocale n&#8217;apporte étonnamment que peu de choses par rapport au reste des titres. Cet élément, s&#8217;il n&#8217;est pas explicatif par lui-même, n&#8217;aide pas à sortir l&#8217;expérience de la sphère de l&#8217;ineffable. Comme souvent en musique, mais peut-être ici plus qu&#8217;ailleurs, les compositions agissent comme de véritables révélateurs, ne trouvant un réel sens que dans l&#8217;écho qu&#8217;elles suscitent chez celui qui écoute. Le sens et l&#8217;impact des titres sont donc à géométrie hautement variable car co-dépendant de l&#8217;auditeur, mais certains passages semblent appelés à produire un effet similaire sur le public. Tel le motif principal de &#8220;2010 – A New decade&#8221;, qui inspire une certaine gravité et réveille le sens du devoir, donnant ainsi l&#8217;envie de se redresser, de bomber le torse et de se confronter à l&#8217;adversité, quel que soit le prix à payer.</p>
<p style="text-align: justify;">Le premier contact avec <em>Decades and decisions</em> peut paraître austère, un peu à l&#8217;image de la jaquette de l&#8217;album qui n&#8217;est pas sans évoquer certains logos produits au cours des décennies bien passées. Mais cette barrière relative ne doit pas occulter le fait que cette nouvelle incursion de <strong>Mathieu Artu</strong> dans la sphère musicale se solde par une expérience marquante, prompte à créer de l&#8217;émotion et des réactions. Et c&#8217;est bien ce que l&#8217;on attend d&#8217;un album. Ou d&#8217;un mois d&#8217;un album avec une certaine envergure.</p>
<p style="text-align: justify;">
<ol style="text-align: justify;">
<li>1928 – A Birth among others</li>
<li>1942 – A Struggle in the haze</li>
<li>1955 – A Shelter for lovers</li>
<li>1970 – A Gaze towards the lighthouse</li>
<li>1982 – A Dawn to remember</li>
<li>1986 – A Son to concede all</li>
<li>1990 – A Block in town</li>
<li>2003 – A Motionless frozen state</li>
<li>2010 – A New decade</li>
</ol>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Myspace : <a href="http://www.myspace.com/rqtnisdead" target="_blank">http://www.myspace.com/rqtnisdead</a></p>
<p style="text-align: justify;">Site : <a href="http://www.rqtn.net/" target="_blank">http://www.rqtn.net/</a></p>
<p style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
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		<title>Charlemagne, by The Sword and the Cross (2010/Charlemagne Productions Ltd)</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Apr 2010 12:38:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JPGP</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques Curiosité]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques Metal]]></category>
		<category><![CDATA[charlemagne]]></category>
		<category><![CDATA[christopher lee]]></category>
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		<category><![CDATA[narration]]></category>
		<category><![CDATA[power metal]]></category>
		<category><![CDATA[symphonique]]></category>
		<category><![CDATA[the sword and the cross]]></category>

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		<description><![CDATA[<p align="center"><img class="aligncenter size-full wp-image-1572" title="Christopher Lee - Charlemagne, By The Sword and The Cross" src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/04/charlemagne_585.jpg" alt="Christopher Lee - Charlemagne, By The Sword and The Cross" width="585" height="140" /></p>
<p align="center"><strong>Christopher Lee</strong> troque sa cape d'acteur contre une épée de chanteur. Épique.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><img class="aligncenter size-full wp-image-1572" title="Christopher Lee - Charlemagne, By The Sword and The Cross" src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/04/charlemagne_585.jpg" alt="Christopher Lee - Charlemagne, By The Sword and The Cross" width="585" height="140" /></p>
<p align="center"><strong>Christopher Lee, Empereur Metal</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Marco Sabiu</strong> est l’exemple type de l’artiste égocentrique et démiurge connu pour ses frasques et ses délires musicaux et visuels. Né en 1963 à Forli, l&#8217;Italien a obtenu un prix de piano au conservatoire de Pesaro où il a étudié la composition. Très vite il s’est lancé dans l’industrie musicale comme musicien arrangeur. Installé à Londres il a entamé une collaboration prolifique avec <strong>Charlie Rapino</strong> sous le nom de <strong>Rapino Brothers. </strong>Les deux compères ont travaillé avec plusieurs des pops stars de leur époque qui est encore la nôtre : entre autres <strong>Kym Mazelle</strong>, <strong>Take That</strong>, <strong>Kylie Minogue</strong>. En 1998 <strong>Sabiu </strong>vole de ses propres ailes et continue en solo de multiples collaborations tout azimut. L’éventail est plus que large : <strong>Tanita Tikaram</strong>, <strong>Perry Blake</strong>, <strong>Françoise Hardy</strong>, <strong>Filippa  Giordano</strong>, <strong>Luciano Pavarotti</strong>, <strong>Ennio Morricone</strong>… De retour en Italie il construit son propre studio et crée des projets qui incluent des shows populaires pour la télévision dont le célèbre « RockPolitick » d’<strong>Adriano Celentano</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Après tant d’années au service d’une liste interminable d’artistes internationaux <strong>Sabiu </strong>s’est senti prêt à créer sa propre musique. Au Cosmos Studio de Stockholm il enregistre au piano et avec un vieil harmonium son premier  album. En 2008 il commence sa collaboration avec <strong>Ligabue</strong>. Depuis cette date il arrange, orchestre et dirige l’Orchestre des Arènes  de Vérone pour les &#8221;Notti in Arena&#8221; qui sont un des shows les plus populaires en Italie. 2010 est pour lui une date capitale puisqu’elle marque la sortie mondiale de la monumentale  symphonie metal <em>Charlemagne</em> par <strong>The Sword and the Cross</strong>. De fait la musique est une fois de plus créée, arrangée et orchestrée par le démiurge italien.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sabiu </strong>s’est offert pour l’occasion le joyau qui manquait à sa couronne. En tant que chanteur métal et narrateur il a choisi l’acteur britannique <strong>Christopher Lee</strong> lui-même. Connu pour les plus jeunes par <em>Star Wars</em>,<em> Lord Of The Rings</em>, ou <em>Sleepy Hollow</em> <strong>Lee </strong>dut son succès premier par ses interprétations du Comte Dracula. Il succéda dans cette interprétation à <strong>Lugosi </strong>qui sombra dans la démence. Comme lui, l’acteur devint un mythe. Ce qui ne fut pas  toujours facile à porter. Il dut sa survie dans de longues traversées du  désert qu’à des rôles alimentaires avant de retrouver le succès. Il  dépasse désormais, avec cet opus, le champ du cinéma même si, coté  musical,  <strong>Lee </strong>n’en est pas à son coup d’essai. <em>Charlemagne </em>deviendra d’ailleurs une comédie musicale en 2011 mais l’histoire ne dit pas si le vieil acteur sera de la partie. En attendant et en témoignage de sa reconnaissance à la nouvelle metal Star de plus de 87 printemps, <strong>Sabiu </strong>vient de finir un documentaire sur  le comédien pour Arte.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-1573" style="margin-left: 0px; margin-right: 5px;" title="Charlemagne (Christopher Lee)" src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/04/charlemagne_christopherlee.jpg" alt="Charlemagne (Christopher Lee)" width="232" height="261" />Le choisir afin  d&#8217;interpréter Charlemagne ne tient pas du pur coup médiatique. Sir (car  il est noble) <strong>Lee </strong>aime le Metal et y a fait ses preuves. Il a déjà  participé à des albums de <strong>Manowar </strong>et <strong>Rhapsody  of Fire. </strong>Et sur le plan musical ses participations sont  impressionnantes : du lyrique pur et dur au lyrique gothique. Ce n’est  donc pas un perdreau metal de l’année et non seulement sur le plan de  l’âge. Sa voix a influencé bien des groupes de metal gothiques ou  symphonique. Ils l’ont souvent mixée, samplée ou se sont inspirés de  situations cinématographiques qui doivent tout à l’acteur.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">A 87 ans, la  mythique incarnation du comte Dracula, de Fu Manchu  et  plus récemment de Saroumane du<em> Seigneur des Anneaux</em> ne se contente pas dans  ce projet de faire de la figuration intelligente. En tant que narrateur  il en est l’ossature centrale et ses interprétations de morceaux metal  n’ont rien de décadentes (ou juste ce qu’il faut). <strong>Lee </strong>est d’ailleurs  ravi d’atteindre à un âge aussi avancé le titre de chanteur de rock metal…   Mastérisé par <strong>Andrew Jackson</strong> (ex-ingénieur  du son de <strong>Pink Floyd</strong>, ce qui n’est pas rien) ce CD doit donc beaucoup à  la présence de <strong>Christopher Lee</strong>.  Son hommage au roi des  Francs ne serait d’ailleurs pas un hasard :  par ses  origines maternelles  le comédien serait le descendant direct supposé de  Charlemagne ! Mais où finit l’histoire de la légende commence la  légende de l’histoire…</p>
<p style="text-align: justify;">Composé de trois  actes et un finale, à la manière d’un opéra, la musique de <strong>Sabiu </strong>est  influencée selon ses propres dires par <strong>Bach</strong>, <strong>King Crimson</strong> ou <strong>Ennio  Morricone</strong>. Les deux derniers sont plus perceptibles que le premier sauf  dans certains effets de canons. Le C.D. évoque plus la bande originale  d’une comédie musicale gothique qu’un véritable album metal. Mais ne  boudons en rien notre plaisir. D’autant que <strong>Sabiu </strong>réussit la symbiose du  metal nordique et latin. Et il faut bien sûr se laisser prendre à la  grandiloquence surjouée de <strong>Christopher Lee</strong>. L’acteur sait pourquoi on  l&#8217;appelle et il n’hésite pas à en faire des tonnes.</p>
<p style="text-align: justify;">Côté heavy gothique on peut être plus  circonspect. Mais répétons-le : cet opus n’a pas pour but de faire  réfléchir ou avancer les choses. C’est de l’Entertainment au carré ou au  cube. La musique elle-même fait du métal une caricature mais comme elle  est excellemment interprétée dans ses solos<strong> </strong>on se  laisse porter. A tous les amateurs de légende, à tous ceux qui sont  capables de porter un regard distancié sur la musique qu’ils  affectionnent et bien sûr à tous ceux pour qui <strong>Lee </strong>est une légende  sortie tout droit des écrans de leurs cauchemars, <em>Charlemagne </em>provoquera  un ravissement jouissif et ludique. Sachons le temps d’un C.D. rester  enfants, ça ne peut pas nous faire de mal.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="560" height="340" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/cTrC8tY-mto&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="560" height="340" src="http://www.youtube.com/v/cTrC8tY-mto&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<title>Jonah Matranga &amp; Kevin Seconds  &#8211; Split 7 inch vinyl (2009 / Blacktop records)</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Mar 2010 11:00:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alkayl</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Curiosité]]></category>
		<category><![CDATA[éclectisme]]></category>
		<category><![CDATA[blacktop records]]></category>
		<category><![CDATA[jonah matranga]]></category>
		<category><![CDATA[kevin seconds]]></category>
		<category><![CDATA[split vinyl]]></category>

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		<description><![CDATA[<img src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/03/jmks_585.jpg" alt="Jonah Matranga &#038; Kevin Secondsl" title="Jonah Matranga &#038; Kevin Secondsl" width="585" height="140" class="aligncenter size-full wp-image-1310" />Une bonne compétition d'éclectisme, en compagnie de <strong>Jonah Matranga</strong> et <strong>Kevin Seconds</strong>.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/03/jmks_cover.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-1339" title="jmks_cover" src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/03/jmks_cover-150x150.jpg" alt="jmks_cover" width="150" height="150" /></a>Les split K7 et leurs successeurs naturels, les split CD, disposent d&#8217;atouts indéniables pour les groupes : mutualiser les coûts et élargir son public habituel, en touchant également les fans de l&#8217;autre groupe partageant le support. Néanmoins, cette logique semble prise en défaut à l&#8217;heure actuelle, en raison de la réduction des investissements nécessaires à la réalisation d&#8217;un EP et à la possible dématéralisation des compositions. En outre, les deux protagonistes s&#8217;illustrant sur les titres ne sont nullement des débutants et disposent déjà d&#8217;un solide bagage. Par conséquent, une telle démarche peut surprendre.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais au final ce léger étonnement n&#8217;est rien face à la surprise générée par l&#8217;écoute. Ainsi qu&#8217;ont pu le populariser des <strong>Inconnus</strong> illustres : « C&#8217;est fatigant l&#8217;éclectisme ! ». De par sa nature même, ce split vinyl comporte des compositions qui ne sont pas liées par un même fil créatif. L&#8217;existence d&#8217;une ligne de faille entre les prestations des deux artistes n&#8217;est en cela nullement incongrue. Il est en revanche plus marquant de constater une hétérogénéité réelle entre les titres proposés par un même auteur : l&#8217;ensemble aurait très bien pu être présenté comme une compilation de 4 auteurs sans que cela ne soulève un sourcil d&#8217;étonnement.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce vinyl, de bric et de broc, ne dispose pas d&#8217;une identité forte, mais bien d&#8217;identités marquées. L&#8217;expérience peut donner l&#8217;impression d&#8217;être un exercice de style, permettant à chacun des deux musiciens de s&#8217;illustrer dans un domaine particulier. Toutefois, l&#8217;effort ne dégage pas de côté « épate », ce qui rend l&#8217;écoute, brève, plutôt agréable. Il est cependant peu probable que chacun adhère aux quatre titres de la même manière.</p>
<p style="text-align: justify;">
<ol style="text-align: justify;">
<li>Jonah Matranga – I&#8217;ve always wanted to write a song commanding people to dance !</li>
<li>Jonah Matranga – Daylight</li>
<li>Kevin Seconds – Grip on yr own</li>
<li>Kevin Seconds – Life unknown</li>
</ol>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Sites : 	<a href="http://www.kevinseconds.com/" target="_blank">http://www.jonahmatranga.com/</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.kevinseconds.com/" target="_blank">http://www.kevinseconds.com/</a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>() &#8211; Okul (2010 / Twin daisies records)</title>
		<link>http://www.lesimmortels.com/blog/chronique-musicale/1327/2010/03/03/okul-2010-twin-daisies-records/</link>
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		<pubDate>Wed, 03 Mar 2010 11:00:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alkayl</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques Curiosité]]></category>
		<category><![CDATA[ambient]]></category>
		<category><![CDATA[atmosphérique]]></category>
		<category><![CDATA[chronique]]></category>
		<category><![CDATA[echo]]></category>
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		<category><![CDATA[silence]]></category>

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		<description><![CDATA[<img src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/03/okul_585.jpg" alt="Okul" title="Okul" width="585" height="140" class="aligncenter size-full wp-image-1310" />Il n'y a pas qu'<strong>Indiana Jones</strong> et <strong>Lara Croft</strong> qui fréquentent les temples perdus, il y a aussi <strong>(<Ö>)</strong>.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/03/okul_cover.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-1325" title="okul_cover" src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/03/okul_cover-150x150.jpg" alt="okul_cover" width="150" height="150" /></a>Souvent, l&#8217;écoute de compositions permet d&#8217;accéder à une narration, faite d&#8217;histoires ou de scènes tantôt graves, tantôt insignifiantes. Dans d&#8217;autres cas, ce sont des atmosphères, des tableaux qui sont dépeints, laissant ainsi le soin à l&#8217;auditeur de recomposer le fil de leur survenue ou de leur disparition. Ces procédés, connus, confèrent un aspect rassurant à l&#8217;expérience : une fois la technique identifiée, il est possible de poser quelques balises le long des pistes.</p>
<p style="text-align: justify;">En revanche, il est plus surprenant de se retrouver face à un projet qui ne délivre que les échos d&#8217;une trame. Un peu à l&#8217;image de ce que les vestiges ou autres fossiles peuvent apporter comme précisions sur leur époque : le plus important n&#8217;est pas tant la découverte que son exploitation. En matière musicale, une autre difficulté se greffe : l&#8217;intervention de la validation scientifique, ou de la réfutabilité chère à <strong>Karl Popper</strong>, est inopérante. Chacun se trouve alors prisonnier de sa propre vérité.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans <em>Okul</em><strong>, (&lt;Ö&gt;)</strong>  ne semble pas prodiguer tous les éléments de ses compositions. Si des accords, des plages, des vibrations sont bel et bien joués, la construction se poursuit tout autant dans l&#8217;emploi du silence, partie prenante des ambiances instillées. Les titres ne livrent ainsi qu&#8217;une partie des informations qu&#8217;ils ont pu recueillir, à l&#8217;image d&#8217;un bas-relief patiné par le temps. Seules les réminiscences d&#8217;une époque lointaine, par le temps ou l&#8217;espace, sont encore accessibles. A celui qui écoute de se perdre en conjectures.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour déstabilisant qu&#8217;elle puisse être, la technique utilisée n&#8217;est pas dénuée d&#8217;intérêt. Elle peut certes sembler stérile voire ennuyeuse, mais parvient quoi qu&#8217;il en soit à créer une atmosphère particulière, prompte à générer une projection dans l&#8217;entrelacs des courbes des temps et des notes.</p>
<ol>
<li>Okul</li>
<li>Under the light of a black temple</li>
<li>Burst sand</li>
<li>Hostile blue</li>
<li>Sad &amp; empty</li>
<li>The Bridge</li>
<li>At the end of the path</li>
</ol>
<p style="text-align: justify;">Myspace : <a href="http://www.myspace.com/oga-music" target="_blank">http://www.myspace.com/oga-music</a></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Sharon Shannon &#8211; Saints and Scoundrels (2009/the Daisy Label)</title>
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		<pubDate>Sat, 27 Feb 2010 15:21:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daphné</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Chroniques Curiosité]]></category>
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		<category><![CDATA[accordéon]]></category>
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		<category><![CDATA[saints and scoundrels]]></category>
		<category><![CDATA[sharon shannon]]></category>

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		<description><![CDATA[<img src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/02/shannon_saints_585.jpg" alt="Sharon Shannon" title="Sharon Shannon" width="585" height="140" class="aligncenter size-full wp-image-1292" /> Hey, aubergiste, sers-nous ta meilleure Guinness, ce soir c'est accordéon !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1292" title="Sharon Shannon" src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/02/shannon_saints_585.jpg" alt="Sharon Shannon" width="585" height="140" /> Pour bon nombre d&#8217;étrangers, l&#8217;accordéon est l&#8217;instrument phare de la musique folklorique française, et ce n&#8217;est pas totalement faux, bien que la musique folklorique française ait sombré depuis bien des années dans le marasme le plus profond. Pour les français au contraire, l&#8217;accordéon représente plutôt la torture auditive perpétrée par le Romanichel massacrant &#8220;L&#8217;amant de Saint-Jean&#8221; dans le métro (pour les citadins) ou par l&#8217;orchestre de l&#8217;incroyable bal populaire ringard du 14 juillet (pour les péri-urbains). Il existe pourtant une nation où l&#8217;accordéon survit à la modernité sans toutefois revêtir d&#8217;une aura complètement rance : l&#8217;Irlande.</p>
<p style="text-align: justify;">La musique traditionnelle irlandaise fait bien mieux face au changement qu&#8217;en France, pour de nombreuses raisons qui nous échappent, sauf peut-être une : <strong>Sharon Shannon</strong>. Nous, nous avons <strong>Yvette Horner</strong> et <strong>André Verchuren</strong> qui se contentent de ne pas faire plus recherché que le Romanichel du métro ; <strong>Sharon Shannon</strong>, elle,  a bien compris que pour résister, il fallait s&#8217;adapter. Donner du Rock&#8217;n'Roll au folklore. Souvenez-vous qu&#8217;en France, on avait eu <strong>Blankass</strong>, et ça avait marché&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le marché musical depuis presque 20 ans, <strong>Sharon Shannon</strong> vit pourtant avec son temps. Elle ose mélanger les genres les plus improbables aux sons celtiques et ça fonctionne à chaque fois. <em>Saints and Scoundrels</em>, son dixième album, le montre bien : sont invités à participer notamment à ce disque la rockeuse <strong>Imelda May</strong>, les bluesy <strong>Cartoon Thieves</strong> ou encore le très indie <strong>Jerry Fish</strong>. Le résultat est, contre toute attente, d&#8217;une efficacité monstre, alternant entre les morceaux indie, rock, voire country, avec des morceaux plus traditionnels et Pop rappelant <strong>the Corrs</strong> mais empreints la plupart du temps d&#8217;un second degré qui allège l&#8217;écoute. Moderne et kitsch à la fois, festif et bon enfant dans l&#8217;esprit <strong>Soldat Louis</strong>, <em>Saints and Scoundrels</em> transporte l&#8217;auditeur dans l&#8217;ambiance des pubs irlandais du dimanche soir, le match de foot en moins.</p>
<p style="text-align: justify;">Que les puristes cependant passent leur chemin : ici point de chant gaélique, peu de belles envolées lyriques et pas d&#8217;instrumentation purement acoustique. <em>Saints and Scoundrels</em> n&#8217;a de traditionnel qu&#8217;une vague apparence, et navigue constamment entre deux eaux : la rivière Pop et la mer folk. C&#8217;est bien cela qui rend cet album si intéressant, d&#8217;ailleurs&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/MVt-XVeSMXY&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/MVt-XVeSMXY&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
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		<title>Narthex &#8211; Formnction (2009 &#8211; Potlach)</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Feb 2010 11:00:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JPGP</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<img src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/02/narthex_585.jpg" alt="Narthex - Formnction" title="Narthex - Formnction" width="585" height="140" class="aligncenter size-full wp-image-1159" /> Quelque part entre le silence et la musique, au gré des perceptions de <strong>Narthex</strong>. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">On ne peut faire plus minimaliste et néanmoins plus agressif que <em>Formnction</em>. On croyait que <strong>Pan Sonic</strong> avait atteint un seuil limite : <strong>Narthex</strong> le pousse un peu plus loin. Le duo &#8211; qui tire son  nom du portique qui dans une église précède la nef &#8211; s’intéresse avant tout à une expérience limite de la perception et des espaces sonores.  Reste tout compte fait que le silence et lorsque soudain une ligne sonore s’élève, elle en devient d’autant plus violente même si, pourtant, elle se limite à peu de chose.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Marc Baron</strong> et <strong>Loïc Blairon</strong> ne sont plus dans la « musique musique ». Avec <em>Propagations</em>, elle semblait encore présente. Ici elle disparaît. Ne demeurent que de rarissimes notes soutenues de manière neutre et parfois en des volumes quasi imperceptibles afin de sculpter le temps. Tout cela est construit selon un protocole particulier. Les deux créateurs ont enregistré  six pièces improvisées de 30 minutes dans six lieux  différents. Chaque improvisation est découpée en six fragments de cinq minutes selon un jeu de damiers et de reprises pour obtenir la pièce instrumentale finale.  <em>Formnction</em> est la réunion de deux de ces pièces. Dans la seconde les instruments sont encore audibles mais au sein d’une fréquence qui les rend à peine repérables. Dans la première les sons du saxophone de <strong>Marc Baron</strong> et de la contrebasse de <strong>Loïc Blairon</strong> sont remplacés  par deux fréquences &#8211; de 1000 et de 500 hertz &#8211; et le bruit de fond est métamorphosé par du « blanc » numérique.</p>
<p style="text-align: justify;">A l’acoustique se superpose dans une radicalité extrême une sorte de vide sidéral ponctué de quelques pointes. Elles effacent cependant tout effet de relief ou de profondeur. <strong>Baron</strong> et <strong>Blairon</strong> par l&#8217;utilisation du silence, contestent la puissance assertive du son.  En restent un ersatz, un fond, une tonalité atonale proche du spectre de l&#8217;inaudible  dans un processus créateur qui traduit un nouveau défi de l&#8217;Imaginaire musical. Le duo procède à l&#8217;allégement de la matière musicale et de son langage. Le paysage sonore est un paysage vide. Vide à part les derniers épuisements que quelques traces sonores incarnent sous forme d’incartade.</p>
<p style="text-align: justify;">La destruction du langage et du son induit une volonté d&#8217;absence et de mutisme, d&#8217;éradication de toute valeur accordée au monde sensible. La presque disparition vibratoire dissout la présence du sensible hors affect et hors artefact. Le vivant, ou ce qui semble tel, apparaît de plus en plus dérisoire. Rien pratiquement ne l&#8217;anime sinon quelques souffles remplacés bientôt par leur abstraction numérique. De la chair palpitante de la musique il ne reste qu’une présence fantomatique.  Rien n&#8217;existe plus de l&#8217;être et de son que quelques traces « blanches ». Cela rappelle une phrase de <strong>Beckett</strong> : &#8220;Tu n&#8217;as plus besoin d’écouter ». L’univers musical est en disparition afin que se touche le seul silence.  A bon « entendeur » salut…</p>
]]></content:encoded>
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