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	<title>Le blog des Immortels - Chroniques musique alternative &#187; Dossiers</title>
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	<description>Le blog des musiques alternatives</description>
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		<title>Le chant du cygne du Thrash Metal 80&#8242;S</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Jun 2010 23:01:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dr House</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1892" title="Thrash Metal" src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/06/thrash_585.jpg" alt="Thrash Metal" width="585" height="140" /> Vingt ans après leur sortie, retour sur trois monuments du Thrash.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il y a 20 ans sortaient coup sur coup trois pépites du Thrash Metal qui marqueront l&#8217;apogée de ce genre musical (tant apprécié par votre serviteur). Retour sur cette année 1990 et ce chant du cygne du thrash 80&#8217;s.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Megadeth – Rust in Peace</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-1856" style="margin-left: 0px; margin-right: 5px;" src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/06/Megadeth_Rust-297x300.jpg" alt="Megadeth_Rust" width="238" height="240" />Alors que le groupe de <strong>Dave Mustaine</strong> est sur la pente ascendante du succès après deux terribles opus qui resteront dans les annales (<em>Peace Sells&#8230; But Who&#8217;s Buying?</em> en 1986 et <em>So Far, So Good&#8230; So What?</em> en 1988), et que <strong>Megadeth</strong> connaît les honneurs en figurant aux côtés de <strong>Metallica</strong>, <strong>Slayer</strong> et <strong>Anthrax</strong> parmi le « carré d&#8217;as » du Thrash Metal, on assiste au licenciement sec de <strong>Jeff Young</strong> (guitare) et de <strong>Chuck Behler</strong> (batterie). Ce sera alors la grande surprise puisque outre un nouveau batteur redoutable du nom de <strong>Nick Menza</strong>, c’est <strong>Marty Friedman</strong> qui remporte la timbale pour le poste de guitariste. Et ce n’est pas du bon qui déboule avec ce <em>Rust in Peace</em>, c’est carrément de l’excellent : un pur feu d’artifices heavy/thrash.</p>
<p style="text-align: justify;">« Holy wars… The Punishement Due » est le morceau d’ouverture de l’album. Il s’agit d’une longue pièce à tiroirs avec différentes parties : un démarrage tonitruant où s’illustre la rythmique véloce et précise de la paire <strong>Effelson</strong>/<strong>Menza</strong>, sans parler de la guitare tranchante de <strong>Mustaine</strong>. Il faut attendre un moment avant que celui-ci ne se décide à chanter de sa voix agressive (et nasillarde habituelle). Un superbe break intervient avec une guitare hispanisante suivi d’une partie plus lourde et intense, avant qu’une longue partie plus abrupte tienne tout le monde en attente, parcourue par de somptueux soli de <strong>Friedman</strong>. Puis la machine s’emballe de nouveau après un break ultime et le tout se termine dans une orgie de guitares et de fureur sur fond de batterie ultra heavy.</p>
<p style="text-align: justify;">Autre classique : « Hangar 18 ». Plus simple dans sa structure que le précédent titre mais néanmoins formidable avec ce premier passage au tempo enlevé. Puis c’est encore une fois un break superbement négocié qui annonce une partie plus agressive où les guitares des duellistes <strong>Mustaine</strong>/<strong>Friedman</strong> font des ravages et où <strong>Nick Menza</strong> martèle ses fûts sans compter. Terrible.</p>
<p style="text-align: justify;">La suite n’est qu’un festival de rythmiques imparables et techniques, pas mal de breaks (le brutal « Take No Prisonners », « Five Magic » et son refrain sous forme d’incantation), des titres un poil plus mélodiques (« Lucretia », « Tornado of Souls » avec un solo de <strong>Friedman</strong> d’anthologie) et quelques surprises comme le pesant « Dawn Patrol » où la basse de <strong>Dave Effelson</strong> est reine et le final rageur avec « Rust in Peace… Polaris ».</p>
<p style="text-align: justify;">Il paraissait difficile à <strong>Mustaine</strong> et à sa bande de faire plus fort que <em>Peace Sells…</em> et c’est pourtant ce qui est arrivé ! Ce crû 1990 de <strong>Megadeth</strong> est essentiel pour les amateurs de Thrash et doit figurer en bonne place dans toute discothèque digne de ce nom.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Pantera – Cowboys from Hell</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-1860" style="margin-left: 0px; margin-right: 5px;" src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/06/PCowboysfromhell.jpg" alt="PCowboysfromhell" width="240" height="240" />Pour le groupe texan, c’est avec ce <em>Cowboys from Hell</em> que tout a véritablement commencé. Finis les errements pseudo heavy rock typiquement US, place à un power heavy thrash 100% novateur, sorte de copulation improbable entre <strong>Judas Priest</strong> époque <em>Painkiller</em> et les hordes de thrasheurs de la Bay Aera.</p>
<p style="text-align: justify;">Dès la première piste, la messe est dite ! Inutile de résister au dévastateur et terriblement groovy « Cowboys from Hell », l’un des meilleurs titres jamais écrits par le combo. La suite de l’album est tout aussi excellente. Vingt ans après la sortie de cette galette, il est bien difficile d’extraire ne serait-ce qu’un titre moyen. Bref, il s’agit d’un très grand disque, celui qui a placé <strong>Pantera</strong> au-dessus de la masse.</p>
<p style="text-align: justify;">Un disque d’une qualité ahurissante, avec des morceaux 100% thrash et en tête de liste le terrible « Psycho Holiday » et son superbe riff malsain accompagné de voix de maître par un <strong>Phil Anselmo</strong> s’affirmant comme un futur grand, « Heresy » digne des Four Horsemen des mid-eighties, les bombes heavy « Domination », « Shattered » ou « The Art of Shredding » digne du <strong>Judas</strong> de <em>Painkiller</em> sorti la même année, ou les compositions power-thrash « Clash with Reality », « Medicine Man » ou « Message in Blood ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pantera</strong> signe des ébauches réussies de ce qui sera son futur gros son et feroa de lui l’un des groupes les plus heavy de la planète durant les années 90. Au programme : des riffs pachydermiques, des changements de rythme aidés par un batteur au jeu à la double grosse caisse hallucinant (<strong>Vinnie Paul</strong>), et un guitariste (<strong>Dimebag Darrell</strong>) enchaînant les soli de feu. Et enfin d’un registre plus mélodique, deux compositions de tout premier plan : la géniale power-ballad « Cemetary Gates » et le moins connu mais tout aussi bon « The Sleep » (titre à la croisée des chemins entre un « Walk » que l’on retrouvera sur l’album <em>Vulgar Display of Power</em> et la power-ballad).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Cowboys from Hell</em> est un grand moment de Metal US, véritable acte de naissance d’un très grand groupe au potentiel énorme qui explosera commercialement au cours des années 90 (en durcissant paradoxalement un poil le ton avec son album suivant <em>Vulgar Display of Power</em>).</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Slayer – Seasons in The Abyss</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-1861" style="margin-left: 0px; margin-right: 5px;" src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/06/seasons-300x300.jpg" alt="seasons" width="240" height="240" />En 1986, <em>Reign in Blood</em> de <strong>Slayer</strong> a été un ouragan qui a balayé le Thrash, et le Metal en général, au point encore de porter aujourd’hui l’étiquette d’album « le plus violent de l’Histoire du Metal ». Mais très vite <em>Reign in Blood</em> est devenu un album problématique. Comment succéder à pareil effort ? Comment faire plus que ces 27 minutes de brutalité sans nom ? Tout ce qui aurait pu sortir le groupe après ce disque aurait eu un côté « petit bras ». Non, on ne pouvait pas faire « plus » que <em>Reign in Blood</em>… mais on pouvait faire mieux. Et c’est ce que <strong>Slayer</strong> a fait avec <em>Seasons in The Abyss</em>.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Seasons</em> est le chef d’œuvre de <strong>Slayer</strong> et de ce fait leur meilleur album, mettant un point final au genre qu’est le Thrash Metal. Cet album respire de bout en bout la puissance maîtrisée. Toutes les facettes du groupe y sont présentes : la puissance naturelle, les riffs terribles, les accélérations véloces. Il s’agit bien d’un album proprement inusable, qui a cet avantage par rapport à <em>Reign in Blood</em> de pouvoir plaire à un public plus large, voire même aux allergiques du groupe ou du Thrash Metal.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette accessibilité est en pratique due à deux choses : l’apport mélodique et la modulation d’<strong>Araya</strong> (bassiste et chanteur de <strong>Slayer</strong>). Chaque morceau de l’album a été soigneusement pensé : que ce soit un refrain en béton armé, des soli magnifiques, ou encore des riffs bien plombés. Aucun morceau ne rebute par sa violence, au contraire il y a une porte d’accès pour l’auditeur lambda, d’où un dégagement de fantastique homogénéité à l’écoute de ce <em>Seasons</em>. Pour cela, il a fallu opérer quelques changements dans l’approche du groupe : on peut y noter un tempo moins élevé et surtout un Araya qui alterne hurlements et chant plus classique.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Seasons in The Abyss</em> a été pensé autour de trois tubes (« War Ensemble », « Dead Skin Mask » et la chanson éponyme), répartis de façon à contrebalancer les deux facettes principales du groupe de chaque côté. De « War Ensemble » à « Dead Skin Mask », c’est le <strong>Slayer</strong> avec ses refrains catchy, grattes accrocheuses, tempo rapide et recherche de mélodies. Puis de « Hallowed Point » à « Born of Fire », on retrouve le groupe où a priori on le l’attendait plus : un Thrash haineux, sombre, violent, carré, et ses fameux breaks mid tempo à chialer de bonheur. Et pour parachever le tout, <strong>Slayer</strong> opère dans un registre encore inconnu avec le titre « Seasons in The Abyss » : la thrash ballade. Une conclusion sombre, avec intro en arpèges inquiétante, puis une montée en puissance qui vient crucifier ce chef d’œuvre.</p>
<p style="text-align: justify;">En réalité, <em>Seasons in The Abyss</em> n’a qu’un défaut : il est trop parfait. Tout paraît terne à coté. La jouissance à l’écoute de l’album est si forte… comment aller encore plus loin ? On ne peut plus faire mieux. La boucle est bouclée. On est en 1990 et <strong>Slayer</strong> vient de tuer le Thrash.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>NDLR : deux de ces groupes, <strong>Slayer </strong>et <strong>Megadeth</strong>, seront au Sonisphère bientôt, festival itinérant qui réunit la crème du Métal. Y joueront également <strong>Metallica</strong>, <strong>Anthrax</strong>, <strong>Alice in Chains</strong>, <strong>Mötörhead</strong>&#8230; Les Immortels ont prévu de s&#8217;y rendre et de vous ramener quelques cartes postales.</em></p>
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		<title>Jim Jarmusch et la musique : &#8220;Limits of Control&#8221;</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Jun 2010 14:06:49 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1840" title="Isaach de Bankolé, &#34;The Limits of Control&#34;" src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/05/the_limits_of_control_585.jpg" alt="Isaach de Bankolé, &#34;The Limits of Control&#34;" width="585" height="140" /> Jim Jarmusch, ou "le cinéaste qui fait des images à partir de musique".]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1840" title="Isaach de Bankolé, &quot;The Limits of Control&quot;" src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/05/the_limits_of_control_585.jpg" alt="Isaach de Bankolé, &quot;The Limits of Control&quot;" width="585" height="140" /> Depuis <em>Stranger Than Paradise</em> qui le fit découvrir, <strong>Jim Jarmusch</strong> a toujours fait le même film tout en revisitant le cinéma du Western au film sentimental. Son dernier film reste à la fois un road movie, un film d’enquête filée plus ou moins policière (mais jamais policée) et surtout un cinéma d’initiation et d’identité. Comme son William Blake de <em>Dead Man</em> tous ses personnages sont à la recherche de la pureté à travers ce qu’on considère comme le mal. D’autant que lorsqu’ils veulent s’en dégager, à l’image de Ghost Dog le tueur mystique, ils ne peuvent que s’y affirmer puisque c’est là le chemin d’accès à leur vérité.</p>
<p style="text-align: justify;">Après <em>Broken Flowers</em> décevant sous cynisme un peu trop doucereux et en retrait par rapport au reste de sa filmographie, <strong>Jarmusch </strong>retrouve toute sa force avec <em>The Limits of Control</em>. On y retrouve un de ses acteurs fétiches, <strong>Isaach de Bankolé</strong> (le marchand de glaces inénarrable et incompréhensible de <em>Ghost Dog</em>). Il incarne un tueur solitaire en fuite qui tente par tous les moyens de mener à bien sa funeste mission. Un job qui le conduira à travers l’Espagne et au sein de sa propre conscience. Tout <strong>Jarmusch </strong>est donc dans cette nouvelle œuvre où l’on retrouve d’autres habitués des castings du réalisateur (<strong>Bill Murray</strong>, <strong>Alex Descas</strong>, <strong>Tilda Swinton</strong> ou encore <strong>John Hurt</strong>) mais aussi des nouveaux venus (<strong>Jean-François Stévenin</strong> et <strong>Gael Garcia Bernal</strong>).</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1835" title="Jim Jarmusch, Isaach de Bankolé" src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/05/jarmusch01.jpg" alt="Jim Jarmusch, Isaach de Bankolé" width="540" height="301" /></p>
<p style="text-align: justify;"><em>The Limits of Control</em> est avant tout un film ludique. L’auteur le définit autant « comme un jeu d&#8217;enfants que comme un film au scénario classique. Je l&#8217;ai d&#8217;ailleurs construit comme un puzzle. J&#8217;avais envie de prendre le spectateur par la main et de l&#8217;emmener en promenade dans mon univers, un peu comme je l&#8217;ai fait avec les acteurs qui ont accepté facilement les règles que je leur ai fixées ». Mais méfions-nous d’une telle affirmation même si elle peut définir tous les films de <strong>Jarmusch</strong>. Toutefois contrairement à d’autres de ces films celui-ci s’est construit en plusieurs années selon la technique des sketches développée dans <em>Coffee ans Cigarettes</em>. Mais ici ils sont réunis dans un seul long métrage sous la forme de film d&#8217;espionnage proche du cinéma expérimental. Une nouvelle fois le réalisateur se démarque des codes de narration habituelle pour offrir un divertissement des plus sérieux dans la veine de <em>Dead Man</em>. Se découvre la même impression de moments pris sur le vif.</p>
<p style="text-align: justify;">En ressort la liberté caractéristique qui reste la marque de fabrique de l’auteur. Son cinéma reste par excellence le modèle de l’indépendance, du refus de se plier à la loi de producteurs comptables qui veulent dicter leur loi. <strong>Jarmusch </strong>n’en a que faire. C’est son luxe et aussi son génie. « Le jour où je serai obligé de me plier à la dictature de l&#8217;argent, j&#8217;arrêterai de faire des films pour me consacrer à fond à la musique ! » écrit celui pour lequel cet art reste partie prenante de son travail. Chaque bande son de l’auteur le prouve depuis <strong>Gene Vincent</strong> de <em>Stranger Than Paradise</em> en passant par <strong>Elvis Presley</strong> de <em>Mistery Train</em>, <strong>Neil Young</strong> pour <em>Dead Man</em>, une pléiade de rappeurs  (<strong>RZA</strong>, <strong>GZA</strong>) pour <em>Ghost Dog</em> sans parler de <strong>Tom Waits</strong>, d’<strong>Iggy Pop</strong> et des autres jusqu’à <strong>Sun O)))</strong> aujourd’hui. La musique est capitale dans tous ses films. Pour le dernier il s’est beaucoup basé sur le travail du groupe <strong>Sun O)))</strong> pour construire la trame : « tout mon boulot est basé sur la musique. Je suis venu au cinéma presque par hasard, mais la musique est indispensable à mon équilibre. Si je ne pouvais plus en écouter, je préférerais être mort. C&#8217;est ma principale source d&#8217;inspiration ».</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1837" title="John Hurt, &quot;The Limits of Control&quot;, Jim Jarmusch" src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/05/jarmush-limits-control-hurt.jpg" alt="John Hurt, &quot;The Limits of Control&quot;, Jim Jarmusch" width="540" height="360" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Jarmusch </strong>éprouve viscéralement le besoin d&#8217;échapper au cadre trop rigide dans lequel on tente souvent d’enfermer le cinéma et c’est pourquoi chacun de ses films est une manière de revisiter le problème du mal et du bien sous divers genres. A sa manière ce dernier film est une parodie du film épique, c’est un roman de chevalerie de l’ère post-moderne. Pour y parvenir, sans méthode particulière le créateur veut avant tout faire oublier à ses comédiens qu’ils jouent une comédie – « Si j&#8217;y parviens, j&#8217;estime avoir fait mon boulot » écrit-il. Et c&#8217;est pour cela qu&#8217;il lui arrive de faire jouer des musiciens. Ce qui compte, ce sont les rapports de complicité qui se développent entre lui et ses acteurs professionnels ou non.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Jarmusch </strong>se présente comme l&#8217;anti-<strong>Michael Bay</strong>. Ses films peuvent être considérés comme des pauses dans les siens. Il tourne ce qu&#8217;il ne montre jamais ! « Ce serait drôle de voir sa version de <em>Dead Man</em> ou de <em>Ghost Dog</em> : ça se bagarrerait tout le temps ! »  écrit-il. Et il ajoute « Je n&#8217;ai rien contre <strong>Michael Bay</strong>. Je comprends sa logique, mais j&#8217;aimerais que son exemple ne soit pas le seul à paraître viable aux maisons de production » . Le cinéma de <strong>Jarmusch </strong>peut paraître (à l’exception peut-être de <em>Broken Flowers</em> et des malentendus qu’il génère) de l’anti-cinéma. Pourtant si le réalisateur semble se dérober à certaines attentes des spectateurs ce n’est pas pour les frustrer mais parce que le cinéma  est suffisamment vaste et ouvert, au moment où tout se rétrécit et qu’on peut offrir autre chose que de l’attendu. L’auteur résume sa vision ainsi : « Que puis-je donc enlever de mon film que les gens aimeraient y trouver ? Ils veulent de l’action, du drame, des sommets d’émotion. Une fille est nue, ils veulent du sexe. J’ai essayé de me débarrasser de tout ça et de réaliser quand même un film noir capable de toucher le public, même si l’émotion est purement visuelle. Pas par esprit de négation. Au contraire. Je suis pour la beauté et la variété de gammes qu’offre le cinéma ». Planant plus que lent le film a été un échec aux USA. Ce qui n’enlève rien à sa perfection (au contraire…).</p>
<p style="text-align: justify;">« Pas de flingue. Pas de sexe. Comment fais-tu pour tenir ? » dit un personnage du film et cela peut synthétiser cette œuvre prenante, paradoxale, passionnante et complexe entraînée par <strong>Isaach De Bankolé</strong> en criminel au sang froid, serein, ramassé, concentré. Sorte de parodie des séries noires mais selon une autre approche que <em>Point Blank</em> de <strong>John Boorman</strong> ou de <em>Made in USA</em>, <em>Detective </em>ou encore <em>Nouvelle Vague</em> de <strong>Jean-Luc Godard</strong>, <strong>Jarmusch </strong>crée un film efficace et glacé dont le héros n’est distrait ni par les filles, l’alcool ou les fêtes à l’image du Ghost Dog, et contrairement à Dead Man un temps trahi par sa sexualité. <strong>Jarmusch </strong>a d’ailleurs une passion pour le genre du film noir. Et s’il tourne celui-ci en Espagne c’est simplement pour un immeuble fascinant, les Torres Blancas, que l’on aperçoit sur la route de l’aéroport lorsqu’on arrive à Madrid. « Je me suis toujours demandé pourquoi personne n’avait eu l’idée d’y réaliser un film. » dit l’auteur. Tout est parti de là pour aboutir peut-être à son film le plus philosophique.</p>
<p style="text-align: justify;">Le cheminement intérieur proposé par <strong>Jarmusch </strong>à travers son personnage central joue sur un système de répétition pour proposer une vision éthique et porteuse de sens qui déjouent une simple vision morale orthodoxe qui grince ici. Les séquences se suivent dans une forme cyclique. <strong>Isaach de Bankolé</strong> interprète un personnage au passé non défini. Il atterrit dans un récit dénué de toutes explications sur sa vie et ses motivations. Il rencontre des personnages énigmatiques sortis peut-être des méandres de son esprit, lors de séquences aux musiques saturées et au sein de discussions apparemment absurdes. Sur la lancée de <em>Coffee and Cigarettes</em> on retrouve une construction influencée par une pensée bouddhiste fondée sur l’idée de cycle de vie et sur la perdition apparente d’un personnage perdu dans des lieux sans attaches au symbolisme à peine caché. Dans son voyage spirituel, le tueur semble extérieur à lui-même. Il ne prend conscience de son existence qu’en regardant des toiles de maîtres. Peu à peu, il observe le monde comme une peinture jusque dans l’observation d’une femme nue et diaphane, d’un bar, d’une ruelle ou encore dans la dégustation d’un café. Et l’apparition de l’actrice <strong>Youki Kudoh</strong> au milieu du film nous projette ainsi vingt ans en arrière, lorsqu’elle celle-ci nous émerveillait dans <em>Mystery Train</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout se passe dans <em>The Limits of Control</em> comme si la fête était finie. Mais les archétypes chers à <strong>Jarmusch </strong>restent fixés. L&#8217;auteur se refuse à installer la culpabilité au fond de l’être. Elle n&#8217;est jamais entretenue et joue à contre courant. Elle est pour le réalisateur l’inverse de l’espérance et représente la déchirure de toute joie puisqu&#8217;elle reste liée au socle de douleur et de contradiction. Chez <strong>Jarmusch </strong>elle ne divise pas. Pour lui la coupure entre le bien et le mal, de la chair et de l’esprit, de l’éternité supposée et surtout du temps gâché n&#8217;existe pas. Tout se déroule en parfaite ouverture, en toute innocence plus qu&#8217;en perversité.<strong> Isaach de Bankolé</strong> semble vivre pour l’autre qu&#8217;il contient et qui a mûri dans sa conscience qui n&#8217;a rien à voir avec celle d&#8217;une quelconque faute. La conscience ne fait que donner à partager le silence dans le désert du naître et du mourir. La catastrophe a déjà eu lieu. Il n&#8217;existe plus de figure d&#8217;un père archaïque, lumineusement noir. La vie est à l&#8217;envers mais ne manque pas de sens. Simplement le sens se situe par delà le bien et le mal. Sans penser à un dieu. L’amour vient d’ailleurs, du crime envers l’autre tant il y a de mal à vivre et assurer un sentiment pacifié. Toutefois chez le réalisateur l’homme ne porte pas en lui par sa naissance un pouvoir diabolique qui engendre la faute. Du possible pouvoir démoniaque de l&#8217;homme <strong>Jarmusch </strong>créé des facteurs d’émancipation de l’homme. Un homme mélancolique certes mais un homme tout de même et qui n’outrage pas le ciel. Il sait se libérer de manière naturelle et amorale des pulsions destructrices en faisant sauter la chape de plomb de son Ange noir. Il sort instinctivement de l’insupportable désarroi, de la sidérante noirceur de la dépression, de la Melancolia même s&#8217;il semble y plonger. Et lorsque le réel revient il convient de tenter de biffer ses irruptions, ses pointes.</p>
<p style="text-align: justify;">La bande son est créée pour ça. Grâce à son incursion le miroir du réel ne reflète rien.  Certes, le héros peine à concevoir le temps du fond de sa fatigue plus que de son mal être. Le plafond du ciel est bas. Le héros s’y tient voûté. Mais au lieu de s’y dissoudre, de s’y sédentariser il avance dans la réalité comme dans un musée. Tout demeure pelliculaire. Se faire comprendre et vivre revient à passer, par la musique, au silence.  Pas besoin de regarder l’avenir. L’esprit est dans le corps comme un ballet dans le cul. Mais c’est par lui que la conscience telle une peau envoûtée se vidange. Refusant toute régulation le héros tente de sa retrouver &#8220;par la bande&#8221;.  S&#8217;il détruit c&#8217;est sans le savoir pour se devenir tout en restant étranger au réel. La pulsion est restée sans cadre, repère, limite et privation.  Le personnage central se contente de se sentir intrus dans un univers qui lui demeure étranger.  Il le considère comme un effacement&#8221;jusqu&#8217;à plus rien depuis ses tréfonds / qu&#8217;à peine à peine / n&#8217;importe comment n&#8217;importe où&#8221;. (Beckett). A la fin il y aura le tapage du silence par toutes les musiques qui s&#8217;entendent encore et que bientôt on qu’on n’entendra plus. Mais le spectateur comme le héros  n&#8217;est libre que par leur blasphème. Sans crédit, sans statut, ni pardon. Ce mot d’ailleurs ne veut rien dire dans l&#8217;ablation du nom et sa perdition voulue. Fantômes que fantômes. Abasourdis, sonnés. A la fin il y a  ni victime, ni bourreau. Que ça, le silence. Sa dernière attente. Il faut accepter de disparaître dedans.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1834" title="The Limits of Control by Jim Jarmush" src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/05/the-limits-of-control-jarmush.jpg" alt="The Limits of Control by Jim Jarmush" width="540" height="720" /></p>
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		<title>La Pologne Alternative: Kamp!</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Jun 2010 15:18:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Katarzyna</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Chroniques Electro]]></category>
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		<description><![CDATA[<img src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/06/kampbanner.jpg" alt="banner" width="550" height="150" class="aligncenter size-full wp-image-933" /> En 2007, trois amis ont décidé de former un groupe de musique. Une histoire très banale, mais il y a un mais... Pendant que les jeunes du XXI ème siècle écoutent de l'indie rock, portent un jean slim et des chapeaux du style de <strong>Pete Doherty</strong> , eux, fascinés par <strong>David Bowie</strong> , <strong>Pulp</strong> ,  <strong>Bauhaus</strong>  et <strong>Kraftwerk</strong>  se tournent vers les années 80 et vers la musique électronique.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: center"><img class="size-full wp-image-892 aligncenter" src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/06/kam.jpg" alt="nowsze" width="500" height="329" /></p>
<p lang="fr-FR" align="justify"><span style="font-family: Arial, sans-serif">En 2007, trois amis ont décidé de former un groupe de musique. Une histoire très banale, mais il y a un mais&#8230; Pendant que les jeunes du XXI ème siècle écoutent de l&#8217;indie rock, portent un jean slim et des chapeaux du style de <strong>Pete Doherty,</strong> eux, fascinés par <strong>David Bowie</strong>, <strong>Pulp, </strong><strong>Bauhaus</strong> et <strong>Kraftwerk</strong> se tournent vers <strong>les années 80 </strong>et vers la musique électronique.</span></p>
<p lang="fr-FR" align="justify"><span style="font-family: Arial, sans-serif"><strong>Kamp!</strong> est donc le fruit de la coopération de trois jeunes et talentueux musiciens: <strong>Tomasz Szpaderski</strong> (chant, guitare, instruments à clavier), <strong>Radek Krzyzanowski</strong> (guitare, instruments à clavier, beat, production) et <strong>Michal Slodowy</strong> (batterie, beat). </span></p>
<p lang="fr-FR" align="justify"><span style="font-family: Arial, sans-serif">Il serait très simpliste de dire que </span><span style="font-family: Arial, sans-serif"><strong>Kamp! </strong></span><span style="font-family: Arial, sans-serif">est un groupe purement éléctro. Dans leur musique on peut trouver un mélange de pop, de funk et de l&#8217;éléctro. Ce choix est particulièrement liée à la forte inspiration par un génie des années 80, </span><span style="font-family: Arial, sans-serif"><strong>David Bowie </strong></span><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span>(surtout grâce a son morceau </span></span><span style="font-family: Arial, sans-serif"><em><span>Let&#8217;s dance</span></em></span><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span>) </span></span><span style="font-family: Arial, sans-serif">et l&#8217;admiration pour le son du synthétiseur et pour le slap à la basse. L&#8217;influence des séries télé très kitsch et très à la mode dans le années 80 en </span><span style="font-family: Arial, sans-serif"><strong>Pologne</strong></span><span style="font-family: Arial, sans-serif"> n&#8217;est pas négligeable, car les garçons avouent qu&#8217;ils sont très marqués par les bandes-son des séries télés comme </span><span style="font-family: Arial, sans-serif"><em><strong>Deux flics à Miami </strong></em></span><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span><span>ou </span></span></span><span style="font-family: Arial, sans-serif"><em><strong>Mission casse-cou</strong></em></span><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span><span>. Le groupe énumère aussi parmi ses sources d&#8217;inspirations les groupes contemporains comme </span></span></span><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span><strong>Daft Punk</strong></span></span><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span><span>, </span></span></span><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span><strong>Alan Braxe</strong></span></span><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span><span>, </span></span></span><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span><strong>Fred Falke</strong></span></span><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span><span>, </span></span></span><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span><strong>Junior Boys</strong></span></span><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span><span> et </span></span></span><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span><strong>Moloko</strong></span></span><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span><span>.</span></span></span></p>
<p lang="fr-FR" align="justify"><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span><span>Comme la plupart des groupes qui jouent la musique éléctro, </span></span></span><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span><strong>Kamp!</strong></span></span><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span><span> utilise outre des instruments basiques comme guitare, basse et batterie, les ordinateurs et divers logiciels hardware et software qui en cohérence avec l&#8217;éclairage scénique lors des concerts font un effet impressionnant.</span></span></span></p>
<p lang="fr-FR" align="justify"><span style="font-family: Arial, sans-serif">Pour pouvoir distribuer sa musique gratuitement, les garçons ont créé un net-label </span><span style="font-family: Arial, sans-serif"><strong>Brennnessel</strong></span><span style="font-family: Arial, sans-serif"> qui s&#8217;occupe de la musique dance et des artistes polonais qui viennent d&#8217;émerger sur la scène éléctro polonaise comme par exemple </span><span style="font-family: Arial, sans-serif"><strong>AXMusique</strong></span><span style="font-family: Arial, sans-serif"> ou </span><span style="font-family: Arial, sans-serif"><strong>Michell Phunk</strong></span><span style="font-family: Arial, sans-serif">. </span><span style="font-family: Arial, sans-serif"><strong>Kamp!</strong></span><span style="font-family: Arial, sans-serif"> prévoie à la fin de l&#8217;automne d&#8217;enregistrer dans ce net label son premier disque. A l&#8217;heure actuelle un single intitulé </span><span style="font-family: Arial, sans-serif"><em><strong>Heats</strong></em></span><span style="font-family: Arial, sans-serif"> vient de sortir qui montre que </span><span style="font-family: Arial, sans-serif"><strong>Kamp! </strong></span><span style="font-family: Arial, sans-serif">a préparé beaucoup de surprises pour leurs admirateurs. A la place des sons électroniques habituels, déjà présents sur l&#8217;EP </span><span style="font-family: Arial, sans-serif"><strong>Thales One </strong></span><span style="font-family: Arial, sans-serif">on peut entendre dans &#8221;</span><span style="font-family: Arial, sans-serif"><em><strong>Heats&#8221;</strong></em></span><span style="font-family: Arial, sans-serif"> le son du piano et les chœurs. </span><span style="font-family: Arial, sans-serif"><strong>Kamp!</strong></span><span style="font-family: Arial, sans-serif"> y montre son coté plus lyrique et &#8221;chaleureux&#8221;! Mais les garçons n&#8217;abandonnent pas totalement la musique éléctro car la plupart des morceaux sur le CD sera très énergétique, car le but de </span><span style="font-family: Arial, sans-serif"><strong>Kamp!</strong></span><span style="font-family: Arial, sans-serif"> est d&#8217;enlever le public pendant les concerts ce qu&#8217;ils réussissent déjà très bien!</span></p>
<p lang="fr-FR" align="justify"><span style="font-family: Arial, sans-serif">Récemment le groupe pouvait montrer son talent au monde à <strong>Shanghai</strong> lors de l&#8217;Expo 2010 et au festival <strong>Great Escape</strong> à <strong>Brighton, </strong>les deux concerts organisés par l&#8217;Institut d&#8217;Adam Mickiewicz de Varsovie pour promouvoir les groupes talentueux de la scène polonaise.</span></p>
<p lang="fr-FR" align="justify">
<p align="justify"><em><span lang="FR"><a href="http://www.brennnessel.pl/"><strong>http://www.brennnessel.pl/</strong></a><strong> </strong>(</span></em><span style="font-family: Arial, sans-serif"><em><strong>&#8221;Heats&#8221;</strong></em> à télécharger gratuitement)</span></p>
<p align="justify"><em><span lang="FR"><strong><a href="http://myspace.com/kampmusik/">http://myspace.com/kampmusik/<br />
</a></strong></span></em></p>
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		<title>La Pologne Alternative: Off Festival 2010</title>
		<link>http://www.lesimmortels.com/blog/chronique-musicale/1810/2010/05/25/la-pologne-alternative-off-festival-2010/</link>
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		<pubDate>Tue, 25 May 2010 10:34:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Katarzyna</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<img src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/05/banner.jpg" alt="banner" width="550" height="150" class="aligncenter size-full wp-image-933" /> Un homme. Quatre scènes. Quelques centaines d'artistes. Milliers de festivaliers. Comme chaque année la <strong>Pologne</strong> organise une fête de la musique alternative. La cinquième édition d'<strong>Off Festival</strong> aura lieu à <strong>Katowice</strong> entre 6 et 9 août 2010.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: center"><img class="aligncenter size-full wp-image-892" src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/05/1offfestival.jpg" alt="nowsze" width="500" height="329" /></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span style="font-size: small"><span> </span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span style="font-size: small"><span>Pour comprendre la spécificité d&#8217;Off Festival, il faut remonter à l&#8217;année 2006. </span><strong>Artur Rojek, </strong><span>chanteur de </span><strong>Myslovitz</strong><span> et grand admirateur de musique, décide d&#8217;organiser à </span>Myslowice<span> (sa ville natale en </span>Silésie<span>) un festival de musique alternative. Le budget est assez modeste, donc la publicité s&#8217;en trouve limitée. Mais le résultat est surprenant ! En 3 jours, </span>Myslowice<span>, une ville grise, entourée par des usines, se transforme en capitale de la musique, vivante et pleine de couleurs. Le bilan:  10 mille festivaliers, une cinquantaine d&#8217;artistes venant du monde entier, une ambiance extraordinaire, et&#8230; l&#8217;envie de continuer.</span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span style="font-size: small"><span>En cinq ans, </span><strong>Off Festival</strong><span> s&#8217;est </span></span></span><span style="font-family: Arial,sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span>considérablement </span></span></span><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span style="font-size: small"><span>développé  : plus de scènes, plus d&#8217;artistes, plus de festivaliers&#8230; Le festival est accompagné de nombreux événements culturels comme des expositions d&#8217;artistes contemporains, des performances et différentes actions caritatives. Cette année </span><strong>Off Festival</strong><span> sera consacré en partie à la musique de </span><strong>Frédéric Chopin,</strong><span> à l&#8217;occasion du 200ème anniversaire de la naissance de ce grand compositeur.</span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span style="font-size: small"><span>L&#8217;idée d&#8217;</span><strong>Off Festival </strong><span>est de présenter une musique différente de celle que nous pouvons écouter à la radio ou voir sur la chaîne MTV : la musique loin du côté fric et du </span><span>mainstream</span><em><span>.</span></em><span><span> </span></span><span><strong>Off Festival </strong></span><span><span>a pour rôle de présenter une grande diversité de genres musicaux, du classique à l&#8217;électro. Parmi les artistes qui ont déjà joué sur scène d&#8217;</span></span><span><strong>Off Festival, </strong></span><span><span>il faut sans doute mentionner </span></span><span><strong>IAMX, Mogwai, Piano Magic, Architecture in Helsinki, Iliketrains, Of Montreal, Final Fantasy.</strong></span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span style="font-size: small"><span><span>Cette année, Off Festival déménage à </span></span><span>Katowice</span><span><span>, une ville très proche de </span></span><span>Myslowice<strong>. Artur Rojek, </strong></span><span><span>le directeur du festival assure que Katowice est prête à accueillir un grand nombre de festivaliers du monde entier. Même si la liste des artistes n&#8217;est pas encore close, on peut déjà y voir des vedettes de la scène alternative mondiale comme </span></span><span><strong>Lali Puna, Dinosaur Jr, The Raveonettes, Mew, Art Brut, Flaming Lips, The Fall </strong></span><span><span>etc. ainsi que de la scène polonaise: </span></span><span><strong>Muchy, Lenny Valentino, Indigo Tree, Cieslak i Ksiezniczki </strong></span><span><span>etc.</span></span></span></span></p>
<p><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span style="font-size: small">Le prix des billets: 120 zl/30 euros 3jours, </span></span><span style="font-family: Arial, sans-serif"><span style="font-size: small"><span><span>69 zl/17 euros 1jour </span></span></span></span></p>
<p align="justify"><em><span lang="FR"><strong><a href="http://2010.off-festival.pl/">http://2010.off-festival.pl/</a></strong></span></em></p>
<p lang="fr-FR" align="justify"><em><span lang="FR"> </span></em></p>
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		<title>Livre : Mélancolie du rocker par Toby Litt (2010 / Éditions Phébus)</title>
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		<pubDate>Fri, 21 May 2010 11:00:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JPGP</dc:creator>
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		<category><![CDATA[charlie watts]]></category>
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		<category><![CDATA[ozzy osbourne]]></category>
		<category><![CDATA[toby litt]]></category>

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		<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1588" title="Mélancolie du rocker" src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/04/melancoliedurocker_585.jpg" alt="Mélancolie du rocker" width="585" height="140" />Une plongée dans la mélancolie du rocker.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;">SOLITUDE DES ROCKERS DE FOND</p>
<p>Toby Litt, « Mélancolie du Rocker », trad. De l’anglais par Céline Leroy, Editions Phébus, 220 pages</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/05/melancolie-du-rocker.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1746" title="melancolie-du-rocker" src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/05/melancolie-du-rocker.jpg" alt="melancolie-du-rocker" width="137" height="200" /></a>De plus en plus, le roman rend au rock l’inspiration que ce dernier a si souvent puisé dans la littérature. En témoigne la fable désenchantée et la mise en abîme sur la vie sinon de rock star écrite par <strong>Toby Litt</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Le titre anglais original est d’ailleurs plus explicite : <em>I Played the Drums in a Band Called Okay</em>. Le narrateur est en effet un batteur atteint par la presque limite d’âge pour ce type de musique même s’il officie encore, bon an mal an, dans un groupe australien (<strong>AC/DC</strong> en fond de toile ?) jadis à succès.</p>
<p style="text-align: justify;">Le romancier propose une fiction de type vériste pour mettre à nu la face la moins lumineuse de la vie d’un groupe au sommet de sa gloire. Routine des tournées, nuits d’alcool ou de sexe pathétiques, écœurements divers : tout y est. D’autant que le groupe décrit par le romancier permet de revisiter avec intelligence tous les stéréotypes de la mythologie rock.</p>
<p style="text-align: justify;">Syph le chanteur est un mixage d’<strong>Ozzy Osbourne</strong> et d’<strong>Eric Clapton</strong> dans leurs pires moments de dérive. Le bassiste est un autiste à la <strong>Charlie Watts</strong> quant à Clap, le narrateur drummer, sa mélancolie foncière frotte la peau de ses fûts et le cuivre de ses cymbales avec de moins en moins d&#8217;illusions.</p>
<p style="text-align: justify;">Sous son étiage se découvre la vie ou la survie du groupe. Il surnage d’étiolements en reprises, de ruptures en reformatages. Tout se passe de manière de moins en moins fringante in memoriam d’un temps qui n’existe plus. Sous la plume lucide de Clap-Litt le groupe en quasi hibernation devient un quatuor du fantôme en tentant de cultive que bien que mal un ersatz de scandale.</p>
<p style="text-align: justify;">Certains membres sont sauvés par l’amour de leurs compagnes. D’autres pas. Reste malgré tout en filigrane une rébellion sous perfusion binaire. Tout compte fait, en époque de désillusion générale, ce n’est déjà pas si mal que de pouvoir vivre de ce qu’on fut et d’entretenir la nostalgie même lorsque le ticket n’est plus (ou à peine) valable.</p>
<p style="text-align: justify;">Qui aime le rock sera sensible à cette glissade. D’autant qu’elle possède l’immense mérite de ne pas se prendre pour une descente aux enfers. <strong>Litt</strong> ne joue jamais sur le pathos et les mauvaises ficelles dramatiques dignes des tabloïds. Il préfère la froideur, l’expressionniste d’un constat mi-figue mi-raisin.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Mélancolie du rocker</em> est assez rare dans le genre. Il montre comment l’on passe de l’insouciance à la vieillesse, des excès à une sorte de sagesse que le temps force à accepter. La &#8220;morale&#8221; de la fiction hyper-réaliste est simple et efficace : avoir donné du bon son et de la joie n’est déjà pas si mal. Même si peu à peu, le premier se brouille et la seconde devient illusoire.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>La Pologne Alternative: Kyst</title>
		<link>http://www.lesimmortels.com/blog/chronique-musicale/1709/2010/05/03/la-pologne-alternative-kyst/</link>
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		<pubDate>Mon, 03 May 2010 11:17:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Katarzyna</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<img src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/05/kystlas.jpg" alt="kystlas" width="500" height="150" class="aligncenter size-full wp-image-933" /> <strong>Kyst</strong>, c'est un mot norvégien qui signifie  «littoral». Pour ce groupe polonais originaire de <strong>Helden</strong>, la nature est une principale source d'inspirations. Dans cette interview, spécialement pour Immortels, <strong>Adam Byczkowski</strong>, un des leaders de <strong>KYST</strong> parle de ses rêves, de ses inspirations et de sa perception de la musique.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: center"><img class="aligncenter size-full wp-image-892" src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/05/kyst.jpg" alt="nowsze" width="500" height="329" /></p>
<p align="justify"><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium">Quelles sont les origines du groupe</span></span></strong><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium">?</span></span></strong></p>
<p align="justify"><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">Adam Byczkowski:</span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR"> </span></span></span><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">KYST</span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR"> s’est formé en Norvège. Mon ami </span></span></span><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">Tobiasz Bilinski</span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR"> y a enregistré sous lenom de </span></span></span><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">KYST</span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR"> un premier EP intitulé </span></span></span><em><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">Tar</span></span></span></em><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">. Après quelques mois, il est rentré en Pologne où nous avons décidé de jouer ensemble. Nous avons pensé que ce serait plus facile de jouer les concerts sous le nom </span></span></span><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">KYST,</span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR"> même si ce n&#8217;était plus la même composition, et de continuer à jouer les morceaux de l’EP </span></span></span><em><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">Tar</span></span></span></em><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">. Nous ne voulions pas tout simplement recommencer depuis le début. Ensuite, nous avons composé de nouvelles chansons. Finalement </span></span></span><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">KYST,</span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR"> que tu connais grâce au CD </span></span></span><em><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">Cotton Touch,</span></span></span></em><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR"> </span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">a réellement début</span></span></span><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">é</span></span></span><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR"> lorsque nous avons décidé d&#8217;écrire des chansons comme duo, en Pologne, à </span></span></span><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">Sopot</span></span></span><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">,</span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR"> en automne 2008.</span></span></span></p>
<p align="justify"><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">Contrairement à la majorité des groupes qui commencent leur &#8216;carrière&#8217; d&#8217;abord dans leur pays maternel, vous essayez dès le début d’apparaitre sur la scène européenne, vous ne participez ni aux concours pour les jeunes groupes ni aux festivals. La Pologne n’est pas prête pour la musique de KYST?</span></span></span></strong></p>
<p align="justify"><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">A.B </span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">Oui, c’est vrai. Nous percevons un manque d&#8217;intérêt et de compréhension de la part du public polonais, contrairement au public allemand par exemple. Nous ne participons pas, et nous n’avons jamais participé aux festivals parce que nous trouvons cela honteux.</span></span></span></p>
<p align="justify"><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium">Pourquoi vous jouez les concerts parfois comme duo, et parfois comme quatuor?</span></span></strong></p>
<p align="justify"><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">A.B</span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR"> Nous avons joué sous différentes compositions, du duo au mini big band avec les trompettes et les archets. Nous nous n’entendions pas très bien avec le batteur et le bassiste, donc, pendant un temps, nous avons joué souvent comme duo. Maintenant la composition de </span></span></span><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">KYST</span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR"> est définitive, nous sommes trois c’est à dire </span></span></span><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">Tobiasz</span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">, </span></span></span><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">Touchy Mob</span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR"> &#8211; multi-instrumentiste de Berlin et moi. Nous jouons avec deux batteries, une guitare et trois voix. Comme trio nous enregistrerons notre album suivant. Sur notre myspace il est possible de voir les vidéos de concert, et d&#8217;écouter comment cela marche.</span></span></span></p>
<p align="justify"><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">Cotton Touch est votre premier album. Qu’est ce qu’il signifie pour toi?</span></span></span></strong></p>
<p align="justify"><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">A.B</span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR"> </span></span></span><em><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">Cotton Touch</span></span></span></em><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">, c’est pour moi l’enregistrement des personnes et du groupe que nous étions pendant le travail sur cet album. Maintenant, nous sommes complètement ailleurs. Aujourd’hui, je n&#8217;entends sur cet album que des fautes et les lacunes. &#8220;</span></span></span><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">Summer Adventur</span></span></span><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">e&#8221;</span></span></span><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR"> est la seule chanson qui me tient à cœur actuellement, cette chanson était une annonce de notre futur chemin.</span></span></span></p>
<p align="justify"><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">Comment peux-tu décrire la musique de KYST en cinq mots?</span></span></span></strong></p>
<p align="justify"><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">A.B</span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR"> Elle est libre, rêveuse, forestière, éthérée et humaine.</span></span></span></p>
<p align="justify"><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">Pourquoi l&#8217;achat de votre album n&#8217;est possible que par le biais d&#8217;Internet, ou pendant les concerts. ? Pourquoi n’est-ce pas possible de l‘acheter dans les magasins de disques ?</span></span></span></strong></p>
<p align="justify"><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">A.B</span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR"> En Pologne il n’y a pas de bons magasins, il n’y a qu&#8217;EMPIK, qui a provoqué la mort des autres. Nous ne voulons </span></span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">rien</span></span></span><span style="font-family: Times New Roman,serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR"> </span></span></span><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">avoir en commun avec ce magasin. D’autant plus que la coopération avec lui n’est pas rentable à cause du taux de marge qu&#8217;il propose. Nous avons publié ce disque nous-mêmes donc nous le vendons nous-mêmes. Nous croyons que les personnes qui veulent vraiment l’acheter iront au concert et y l&#8217;achèteront. De plus, c’est vrai, car en ce moment le stock est presque épuisé.</span></span></span></p>
<p align="justify"><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">Quelles sont vos sources d&#8217;inspiration ? As-tu des idoles ?</span></span></span></strong></p>
<p align="justify"><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">A.B</span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR"> Nous nous inspirons de ce qui se passe autour de nous, de la mer, de la nature de la ville où nous vivons. En ce qui concerne des inspirations musicales, </span></span></span><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">Tobiasz</span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR"> et moi nous aimons des choses différentes. <strong>Tobiasz</strong> est influencé par la musique acoustique, des auteurs-compositeurs. Moi, j’aime la musique expérimentale. </span></span></span><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">Jim &#8216;O&#8217; Rourke </span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">est sans doute mon idole, ensuite des groupes comme </span></span></span><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">Tortoise</span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR"> et </span></span></span><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">The Microphones</span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">. Nous sommes impressionnés par le groupe </span></span></span><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">Storm &amp; Stress </span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">et toute la scène de </span></span></span><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">Chicago </span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">et aussi par la scène folk contemporaine. Nos inspirations sont si nombreuses que ce n’est pas possible de tout énumérer.</span></span></span></p>
<p align="justify"><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">Qu’attendez-vous? Quels sont vos rêves sur le plan musical?</span></span></span></strong></p>
<p align="justify"><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">A.B </span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">Je pense que notre rêve est de continuer à jouer, d&#8217;enregistrer de bons disques et de jouer de bons concerts. Nous n’avons besoin de rien de plus. Mais si je réfléchis bien, j’aimerais bien jouer au </span></span></span><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">Festival Primavera </span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR"><span>de</span></span></span></span><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR"> Barcelone</span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR"> et j&#8217;aimerais aussi que magazine </span></span></span><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">Wire</span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR"> nous consacre un article.</span></span></span></p>
<p align="justify"><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">Il faut avouer que la Pologne n&#8217;est pas ouverte sur les innovations musicales. As-tu peur que votre talent ne sera jamais apprécié en Pologne?</span></span></span></strong></p>
<p align="justify"><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">A.B</span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR"> J&#8217;essaie de ne pas penser à cela. Nous avons en Pologne un certain groupe des fans, pour l&#8217;instant cela suffit. De l&#8217;autre coté moi et </span></span></span><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">Tobiasz</span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">, nous envisageons de déménager à Berlin, nous espérons que là-bas nous aurons de meilleures conditions de travail.</span></span></span></p>
<p align="justify"><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">Vous avez joué beaucoup de concerts dans toute l&#8217;Europe. Comment vous étiez accueillis ? Vois-tu une différence entre le public polonais et celui qui vient de l&#8217;étranger ?</span></span></span></strong></p>
<p align="justify"><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">A.B </span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">Comme je disais, il existe une grande différence. </span></span></span><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">Varsovie</span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR"> est une seule ville polonaise où l&#8217;accueil est aussi bon qu&#8217;en Allemagne.</span></span></span></p>
<p align="justify"><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">Vous avez joué avec beaucoup d&#8217;artistes, peut-être pas très connus, mais sans doute très talentueux. Comment est- il possible qu&#8217;un groupe si jeune ait de telles possibilités?</span></span></span></strong></p>
<p align="justify"><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">A.B</span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR"> Je ne sais pas. Pour chaque musicien avec qui nous avons collaboré, il y a une histoire. Par exemple, nous avons connu </span></span></span><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">Maciek Cieslak</span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR"> par l&#8217;intermédiaire de </span></span></span><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">Michal Biela</span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR"> avec qui je joue dans <strong>Small Things</strong>. Je connais </span></span></span><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">Michal Biela</span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR"> parce qu&#8217;il habite dans mon bâtiment. Les relations viennent naturellement. En Pologne il y a peu de bons musiciens, donc tout le monde se connait. En ce qui concerne des artistes de l&#8217;étranger, ce sont aussi des rencontres au gré du hasard. Chacune des relations a sa propre histoire.</span></span></span></p>
<p align="justify"><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">Quels sont vos projets?</span></span></span></strong></p>
<p align="justify"><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">A.B </span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">A l&#8217;heure actuelle nous voulons enregistrer notre deuxième disque (nous commençons le mois prochain). Récemment nous sommes rentrés d&#8217;une tournée en Europe et nous préparons la tournée suivante, dans les pays baltes et en Scandinavie. De plus, chacun de nous a ses projets solo </span></span></span><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">Tobiasz &#8211; Coldair</span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR"> et moi &#8211; </span></span></span><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">Magic Step</span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">, donc nous nous concentrerons bientôt sur eux.</span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR"><strong>Qu&#8217;est ce que</strong> </span></span></span><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">Gingerbread Records &amp; Booking </span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">?</span></span></span></p>
<p align="justify"><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">A.B</span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR"> </span></span></span><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">Gingerbread Records &amp; Booking</span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">, c&#8217;est un petit label et une  agence de concerts, fondée par <strong>Tobiasz</strong> et moi, au début pour enregistrer nos disques. Naturellement, après un certain temps nous avons décidé d&#8217;aider autres groupes que nous aimons et qui ont la même perception de la musique et de la façon de la distribuer que nous. Jusqu&#8217;ici, nous avons réalisé un disque pour </span></span></span><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">Tin Pan Alley, Touchy Mob</span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR"> et pour nous-mêmes. Nous envisageons de réaliser les disques de </span></span></span><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">How How, Magic Step, Coldair, Small Things </span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR"><span>et d&#8217;</span></span></span></span><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">Adam Repucha</span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">. Nous avons organisé aussi la tournée polonaise d&#8217;</span></span></span><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">AU</span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">, originaire des États-Unis, de </span></span></span><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">Touchy Mob </span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">d&#8217;Allemagne et de </span></span></span><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">KYST </span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">bien évidemment.</span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><strong>Merci beaucoup pour cette interview et bon courage!</strong></span></span></p>
<p align="justify"><strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR">A.B </span></span></span></strong><span style="font-family: Times New Roman, serif"><span style="font-size: medium"><span lang="fr-FR"><span>Merci bien.</span></span></span></span></p>
<p lang="fr-FR" align="justify"><em><span lang="FR"><strong><a href="www.myspace.com/kystband">www.myspace.com/kystband</a></strong></span></em></p>
<p lang="fr-FR" align="justify"><em><span lang="FR"> </span></em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>La Pologne Alternative: Excessive Machine</title>
		<link>http://www.lesimmortels.com/blog/chronique-musicale/1623/2010/04/23/la-pologne-alternative-excessive-machine/</link>
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		<pubDate>Fri, 23 Apr 2010 07:02:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Katarzyna</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<img src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/04/excessivemachine.jpg" alt="excessivemachine" width="500" height="150" class="aligncenter size-full wp-image-933" /> Quel est le lien entre le groupe <strong>Excessive Machine</strong> et l’actrice <strong>Jane Fonda</strong> ? Combien coûte une trabant blanche ? Qu’est-ce-que la viola da gamba ? Que faut-il faire pour avoir beaucoup d’argent ? Toutes les réponses dans cette interview de <strong>Remek Zawadzki</strong>, chanteur et batteur d’<strong>Excessive Machine</strong>.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><img class="aligncenter size-full wp-image-892" src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/04/nowsze.jpg" alt="nowsze" width="580" height="140" /><strong><span lang="FR"> </span></strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm"><span style="font-size: small"><strong>Comment s&#8217;est formé Excessive Machine ?</strong></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: small"><strong>Remek Zawadzki </strong>: Nous nous sommes rencontrés, en jouant ensemble dans le groupe <strong><span lang="fr-FR">Arytmia</span></strong>. Nous étions trois, c’est à dire la composition actuelle d’<strong>Excessive Machin</strong>e : <strong>Piotr Zalewski, Pawel Zalewski</strong> et moi, et encore un poète <strong>Michal Adaszewski</strong> pour lequel on a fait un accompagnement musical. Après un certain temps, <strong>Piotr, Pawel</strong> et moi, nous avons décidé de faire quelque chose d’autre, quelque chose de plus commercial (éclat de rire). Nous jouons donc ensemble depuis quelques années. Les premières répétitions ont eu lieu il y a 4 ans.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm"><span style="font-size: small"><strong>Pourquoi vouliez-vous être plus commercial ?</strong></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: small">R.Z Nous voulions avoir beaucoup d’argent, pour l’instant nous n’avons rien du tout !</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: small"><strong>Vous venez de Varsovie. Le lieu de travail joue-t-il un rôle important ? Avez-vous plus de possibilités ? Finalement Varsovie est la capitale de la Pologne !</strong></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: small">R.Z Oui, bien sûr. Je pense que le lieu est très important. Ici à <strong>Varsovie</strong>, il est plus facile de rencontrer quelqu’un qui a du ‘pouvoir’, par exemple <strong>Piotr Stelmach</strong> de la radio Trojka, qui nous diffuse et nous invite à jouer sur scène de la radio. Si nous venions d’un petit village de 100 km d’ici, nous n&#8217;aurions pas une telle possibilité. A <strong>Varsovie</strong>, il y a beaucoup de gens qui s’occupent de musique, avec qui nous pouvons collaborer.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm"><span style="font-size: small"><strong>Qu’est ce que vous faites en ce moment sur le plan musical ?</strong></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;" lang="fr-FR"><span style="font-size: small">R.Z C’est une question très vague. Pour l’instant nous ne voulons pas jouer des concerts, parce que nous nous concentrons beaucoup sur l’enregistrement du nouvel EP, de plus nous jouons encore (ensemble et séparément) dansdifférents projets musicaux. Nous réalisons aussi des remixes. Récemment nous avons fait un remix pour le groupe <strong>Jazzpospolita</strong>. Notre remix pour le groupe <strong>Furia Futrzakow </strong>sortira bientôt. Nous sommes toujours présents!</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: small"><strong>Quelle activité est pour vous plus importante : votre propre activité comme Excessive Machine, ou celle des remixes pour d’autres groupes ?</strong></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: small">R.Z Nous sommes à l&#8217;origine un groupe à guitares. Quand nous avons enregistré notre premier EP, nous avons pensé que chaque bon groupe possède un remix de ses chansons. Il n’y avait personne qui pouvait le faire pour nous, donc nous avons décidé de le faire parce que nous avons confiance en nous-mêmes. C’est comme cela que nous avons commencé à faire des remixes. Nous aimons beaucoup les faire. Mais <strong>Excessive Machine</strong>, c’est avant tout un groupe qui joue en live. Qui sait, quelle voie nous suivrons dans l’avenir. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"><span style="font-size: small"><strong>Quelle est l’origine du nom du groupe ? Étiez-vous influencés par le film Barbarella ? Ou peut- être tout simplement par le personnage de Jane Fonda ?</strong></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;" lang="fr-FR"><span style="font-size: small">R.Z Bravo ! Tu es la première personne qui le sait. As-tu regardé un extrait de vidéo sur notre myspace ? Le nom est assez difficile à retenir, mais il est très cool ! Celui qui a vu cet extrait sur notre myspace sait pourquoi nous avons choisi ce nom.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" lang="fr-FR"><span style="font-size: small"><strong>Moi, je ne sais pas. Explique-moi.</strong></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;" lang="fr-FR"><span style="font-size: small">R.Z Nous avons cherché le nom du groupe et c’est toujours très difficile. A cette époque, j’ai regardé le film <strong>Barbarella</strong> avec cette fameuse scène dans laquelle <strong>Jane Fonda</strong> lutte avec la machine et elle seule est capable de la vaincre. Le nom du groupe <strong>Duran Duran</strong> a été aussi inspiré du film <strong>Barbarella.</strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><img class="aligncenter size-full wp-image-892" src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/04/trabantem.jpg" alt="0190" width="580" height="400" /><strong><span lang="FR"> </span></strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" lang="fr-FR"><span style="font-size: small"><strong>Et votre Trabant blanche, roule-t-elle encore ?</strong></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;" lang="fr-FR"><span style="font-size: small">R.Z Pour l’instant, non. Elle est en panne. <strong>Piotr</strong>, le propriétaire, n’a pas d’argent pour les réparations et pour l’entretien. Notre Trabant a coûté 400 zl (100 euros) et parfois elle marche.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" lang="fr-FR" align="justify"><span style="font-size: small"><strong>Quel est le plus long trajet qu’elle a effectué ?</strong></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" lang="fr-FR" align="justify"><span style="font-size: small">R.Z Varsovie-Cracovie, avec le retour.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: justify;" lang="fr-FR"><span style="font-size: small"><strong>Comment  envisagez-vous la promotion du groupe ? Que pensez-vous de la promotion sur Internet?</strong></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" lang="fr-FR" align="justify"><span style="font-size: small">R.Z Je n’ai pas envie de répondre a cette question. Récemment nous nous sommes rendus compte avec les copains de l’autre projet, qu’à l&#8217;heure actuelle, ce n’est pas la peine de jouer de la musique, ou de s’exercer à jouer des instruments. Si nous voulions gagner de l’argent en jouant, nous devrions être connectés toute la journée sur facebook, myspace etc. Nous n’avons pas envie de faire cela. Nous voulons jouer, tout simplement.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" lang="fr-FR" align="justify"><span style="font-size: small"><strong>Quelles sont vos sources d’inspiration ?</strong></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" lang="fr-FR" align="justify"><span style="font-size: small">R.Z C’est une question complexe. J’essayerai de parler de mes inspirations et ainsi des inspirations du groupe. </span><span style="font-size: small">Je commence par les inspirations du groupe. Nous sommes tous reçu une éducation musicale classique, surtout <strong>Piotr</strong> et <strong>Pawel</strong> parce qu’ils font des études à l&#8217;Académie Musicale, à la faculté des instruments anciens. Ils jouent professionnellement de l’instrument qui s’appelle viola da gamba, le prototype du violoncelle. C’est pourquoi il est possible de trouver chez nous des inspirations classiques. Par exemple <strong>Piotr</strong> vient aux répétitions, il prend la guitare et il dit : &#8220;Vous savez quelle harmonie magnifique j’ai trouvé chez Bach ?&#8221; Nous aimons tous <strong>The Beatles</strong>, mais je pense que c’est assez évident. Il n’est pas possible de jouer de la guitare sans connaitre <strong>The Beatles</strong>. J’aime beaucoup les albums <em>Sgt. Pepper&#8217;s Lonely Hearts Club Band</em><strong> </strong>et<strong> </strong><em>White Album</em>. Les garçons connaissent bien <strong>Blur</strong>, <strong>Oasis</strong>, et tous les groupes brit pop des années 90. Je ne connais rien. Avant-hier j’ai écouté pour la première fois une chanson de <strong>Blur</strong> provenant de <em>Think Tank.</em> Elle était magnifique. <strong>Pawel</strong> aime le rock progressif des années 70 : <strong>Emerson Lake And Palme</strong>r et <strong>SBB.</strong> <strong>Piotr</strong> aime écouter la radio Planeta avec la techno et la trance. Nous aimons aussi <strong>Irena Jarocka</strong> et le big beat polonais, nous jouons des reprises de <strong>Breakout</strong>, et aussi de &#8230; <strong>Roxette</strong>.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" lang="fr-FR" align="justify"><strong> <span style="font-size: small">Et les inspirations parmi les groupes contemporains ?</span></strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" lang="fr-FR" align="justify"><span style="font-size: small">R.Z Nous avons peu d’inspirations contemporaines. Peut-être <strong>Justice</strong> et <strong>Kings of Convenience</strong>. J’aime beaucoup <strong>Phoenix</strong> et <strong>Grizzly Bear</strong>. Récemment j’ai découvert <strong>Dirty Projectors</strong> et <strong>Darwin Deez</strong>, mais je n’ai pas leur CD à la maison. J&#8217;écoute parfois sur myspace.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" lang="fr-FR" align="justify"><span style="font-size: small"><strong>A qui destinez-vous votre musique ?</strong></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" lang="fr-FR" align="justify"><span style="font-size: small">R.Z Bonne question. D’une certaine manière, c’est une musique alternative, ce n’est pas mainstream pour tous, j’en suis sûr. Mais le but de chacune de nos chansons est d&#8217;être énergique et pop, pour que nous puissions être accessible à chacun. Je dirais à chacun avec un certain goût. Cependant notre musique n’est pas très simple, il y a des formes compliquées qui peuvent être comprises par les spécialistes de la musique. Finalement, nous jouons pour les filles qui se trouvent au premier rang pendant les concerts mais aussi pour les musiciens qui sont derrière et qui veulent analyser notre musique.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" lang="fr-FR" align="justify"><span style="font-size: small"><strong>Qui écrit les paroles ? Et quel est leur rôle ?</strong></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" lang="fr-FR" align="justify"><span style="font-size: small">R.Z Aucun d’entre nous n’est poète. Nous n’avons pas l’ambition de transmettre un grand message à la société, mais on essaie d&#8217;écrire des paroles qui parlent de quelque chose. Il y a des paroles plus rock’n’roll, qui parlent des filles, des rencontres entre amis. Il y a aussi des paroles plus psychédéliques, qui parlent de l’amour. Par exemple sur notre nouvel EP, il y aura une chanson intitulée &#8220;Steel moon and painted stars&#8221;, je ne dirai pas quel est le sens des paroles de cette chanson. Je veux que chacun réfléchisse, à ce que l’auteur voulait dire.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" lang="fr-FR" align="justify"><span style="font-size: small"><strong>Pourquoi les paroles ne sont pas en polonais ?</strong></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" lang="fr-FR" align="justify"><span style="font-size: small">R.Z Quand nous avons commencé à jouer en tant qu&#8217;<strong>Excessive Machine</strong> nous n’avons pas pensé à cela, parce que personne n&#8217;était influencé par les groupes polonais. Comme je le disais, avant nous avons joué avec un très bon parolier polonais qui a publié sa poésie. C&#8217;est peut être aussi à cause de cela. Nous avons choisi un nom du groupe anglais donc les paroles sont aussi en anglais. <strong>Pawel</strong> écrit en polonais pour son groupe <strong>Alters</strong>.. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" lang="fr-FR" align="justify"><span style="font-size: small"><strong>Ce n’est pas plus simple de se concentrer sur un seul groupe au lieu de jouer dans de différents projets ?</strong></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" lang="fr-FR" align="justify"><span style="font-size: small">R.Z C’est une très bonne question. Aujourd’hui, il y avait une conférence intitulée <em>musique et business</em> avec la participation de <strong>Michal ‘afrojax’ Hoffmann</strong> (<strong>Afro Kolektyw</strong>). Il a parlé aussi de ce phénomène dans de nombreuses interviews. En Pologne (peut-être dans le monde entier aussi), il faut soit être très concentré sur un seul projet, soit participer à plusieurs projets car on ne sait jamais lequel va connaitre le succès. Je suis d’accord avec <strong>Michal</strong>. Nous aimons faire des choses différentes, pourquoi s’abstenir ? Nous aimons jouer de la guitare et faire des remixes. Nous voulons faire des versions acoustiques de nos chansons. Nous aimons participer aux autres projets musicaux et jouer différents genres de musique. Je soupçonne qu’il y a peu de groupes qui fonctionnent comme nous.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify"><span style="font-size: small"><strong>Es-tu connu à Varsovie ?</strong></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" lang="fr-FR" align="justify"><span style="font-size: small">R.Z Je ne sais pas. Je connais beaucoup de musiciens et de ‘musiciens’. De toute façon je ne suis pas célèbre.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" lang="fr-FR" align="justify"><span style="font-size: small"><strong>Quelle est donc la différence entre musicien et ‘musicien’ ?</strong></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" lang="fr-FR" align="justify"><span style="font-size: small">R.Z Musicien c’est le terme très grandiloquent. <strong>Rafal Blechacz</strong> et <strong>Leszek Mozdzer</strong> sont des musiciens. Nous faisons simplement de la musique. </span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" lang="fr-FR" align="justify"><span style="font-size: small"><strong>Qu’est ce qu’il faut faire pour gagner beaucoup d’argent en faisant de la musique<br />
</strong></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" lang="fr-FR" align="justify"><span style="font-size: small">R.Z J’aimerais bien savoir. J’ai parlé récemment à <strong>Leszek Biolik</strong>, musicien polonais et producteur de musique. Il m’a dit qu’en Pologne ce n’est pas possible de gagner sa vie en faisant de la musique et qu&#8217;il faut s’enfuir d&#8217;ici. Je pense qu’il faut surtout avoir beaucoup de chance, et de plus beaucoup de promotion et de concerts. Par contre c&#8217;est sûr qu&#8217;il n’est pas possible de gagner sa vie en jouant la musique alternative, le public et les médias polonais ne sont pas préparés pour cela.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" lang="fr-FR" align="justify"><span style="font-size: small"><strong>Quels sont vos projets musicaux ?</strong></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" lang="fr-FR" align="justify">R.Z <span style="font-size: small">Nous sommes en train d’enregistrer notre nouvel EP avec <strong>Leszek Biolik</strong>, qui a joué dans les années 80 avec le groupe <strong>Republika</strong>, et dans les années 90 avec le groupe <strong>Wilki</strong>. Il était le producteur des CD de <strong>Wilki, Rozynek, The Car Is On Fire,</strong> et du nouveau CD de <strong>Gawlinski.</strong> Leszek nous a proposé d’enregistrer gratuitement notre EP. Nous cherchons avec lui des possibilités de promotion. Nous préparons aussi des versions acoustiques de nos chansons, nous les publierons gratuitement sur notre myspace. Dans un avenir très proche nous jouerons des concerts avec le projet solo de <strong>Borys Dejnarowicz</strong> de <strong>TCIOF</strong> et avec <strong>Ala Boratyn</strong> (ex Blog 27)</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" lang="fr-FR" align="justify"><span style="font-size: small"><strong>Quelles sont vos ambitions musicales ?</strong></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" lang="fr-FR" align="justify">R.Z <span style="font-size: small">Je ne veux pas penser à cela. Nous pouvons déjà nous vanter d’un certain succès, nous voulons faire des progrès. Nous voulons être diffusés à l&#8217;étranger, mais c’est très difficile.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" lang="fr-FR" align="justify"><strong> <span style="font-size: small">Quels sont les avantages et les inconvénients d&#8217;être un ‘musicien’ ?</span></strong></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" lang="fr-FR" align="justify"><span style="font-size: small">R.Z L&#8217;avantage : Nous pouvons draguer les filles plus facilement que des autres. L&#8217;inconvénient : Nous n&#8217;avons pas d’argent.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" lang="fr-FR" align="justify"><span style="font-size: small"><strong>Merci de m’avoir consacré du temps.</strong></span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" lang="fr-FR" align="justify"><span style="font-size: small">R.Z Merci.</span></p>
<p style="margin-bottom: 0cm" align="justify">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><em><span lang="FR"><strong><a href="http://myspace.com/excessivemachine">http://myspace.com/excessivemachine</a></strong></span></em></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><em><span lang="FR"><strong><a href="http://myspace.com/excessivemusicproductions">http://myspace.com/excessivemusicproductions</a></strong></span></em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Livre : Parkeromane par Eric Naulleau (2010/Gawsewitch)</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Apr 2010 12:04:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>JPGP</dc:creator>
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		<category><![CDATA[biographie]]></category>
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		<description><![CDATA[L’AUTRE PARKER
Eric Naulleau est paraît-il un sniper télévisuel qui tire sans sommation sur tous les produits littéraires à la mode. Je ne peux le confirmer ni l&#8217;infirmer n&#8217;ayant pas la télé mais si son état de tireur fou sur les ersatz qui font le bonheur du Monde des Livres et de la Quinzaine Littéraire est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;">L’AUTRE PARKER</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignleft size-full wp-image-1584" style="margin-left: 0px; margin-right: 5px;" title="Eric Naulleau" src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/04/naulleau.jpg" alt="Eric Naulleau" width="198" height="259" />Eric Naulleau</strong> est paraît-il un sniper télévisuel qui tire sans sommation sur tous les produits littéraires à la mode. Je ne peux le confirmer ni l&#8217;infirmer n&#8217;ayant pas la télé mais si son état de tireur fou sur les ersatz qui font le bonheur du Monde des Livres et de la Quinzaine Littéraire est vrai cela est rassurant. En France en dehors de <strong>Guyotat </strong>et <strong>Houellebecq </strong>tout peut passer à la poubelle. <strong> Naulleau </strong>ne peut donc être mauvais. D&#8217;autant que son <strong>Parker </strong>n&#8217;est pas une énième hagiographie sur <strong>Charlie </strong>mais un hommage plus que mérité à <strong>Graham</strong>, scandaleusement ignoré en France.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis les années 60 l&#8217;Anglais &#8220;exilé&#8221; aux USA fait dans un rock animal. <strong>Naulleau </strong>n’est pas le seul à le mettre très haut. <strong>Dylan </strong>et <strong>Springsteen </strong>le considèrent comme leur égal et même plus. Son parcours est d&#8217;ailleurs assez semblable au « Boss ». Fin des années 60 : <strong>Parker </strong>effectue de petits boulots tout en étant le chanteur des <strong>Black Rockers</strong> et de <strong>Deep Cut Three</strong>, deux groupes anglais éphémères avant de constituer son <strong>Graham Parker and The Rumour</strong> accompagné parfois d&#8217;une section de cuivres, <strong>The Rumour Brass.</strong> <em>Howlin’Wind</em> (1976) leur premier album et <em>Heat Treatment</em> (1977)   mélangent  rock, ballades,  reggae. Emergent les premiers hits du groupe dont sans doute ce qui reste leur plus grand succès : « Don&#8217;t Ask Me Questions ».     <strong>Graham Parker and The Rumour</strong> se font connaître aussi pour leurs prestations scéniques violentes et un certain sens de l’engagement politique. <strong>Parker </strong>précède de peu et annonce le punk, comme il est un des précurseurs de <strong>Joe Jaskson</strong> et d’<strong>Elvis Costello</strong>. C’est la grande période du rock anglais post mastodontes (<strong>Pink Floyd</strong>, <strong>The Who</strong>, etc.) : <strong>Parker</strong>, <strong>Jackson </strong>et <strong>Costello </strong>resteront liés dans l’histoire du rock sous la dénomination de « Angry Young Men ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Parker </strong>veut percer aux USA et change un peu de style. Pour faire simple il devient plus pop que rock dur. Même si le double live appelé <em>The Parkerilla</em> (1978) prouve la fougue  du groupe. Réglant ensuite son compte à son label US Mercury dans un single intitulé « Mercury Poisoning » il commence sa saga des labels et signe d’abord avec Arista. Il y sort <em>Squeezing Out Sparks</em> considéré (à tort ?) comme son meilleur album. L’album suivant <em>The Up Escalator</em> marque la dissolution dans la douceur des « Rumour ».     Les années 80 sont les grandes années de <strong>Parker </strong>aux USA même si la presse britannique le lâche. <em>Steady Nerves</em> enregistré à New York est excellent mais par son attitude intransigeante <strong>Parker </strong>ne cesse de changer de label. Rejoignant Atlantic Records  sans jamais rien enregistrer pour le label il signe ensuite avec RCA puis commence à produire lui-même ses titres et <em>The Mona Lisa’s Sister</em> le remet sur le devant de la scène. On y recouvre les ex <strong>The Rumour Schwarz </strong>et <strong>Bodnar</strong>, des claviéristes  tels que <strong>James Halliwell</strong> et <strong>Steve Nieve</strong>, et des batteurs tels que <strong>Terry Williams</strong> des <strong>Dire Straits</strong> et <strong>Pete Thomas</strong> des « <strong>Attractions </strong>» de <strong>Costello</strong>. Multipliant toujours les flirts ratés avec des maisons de disques (Capitol,  Dakota Arts Records, Razor &amp; Tie), <strong>Parker </strong>finit le siècle en alignant des tournées et des albums secondaires si on excepte <em>Twelve Haunted Episodes</em> où se retrouve tout l’esprit hanté du créateur.     Avec la réédition  en 2001 de sa production anglaise avec <strong>The Rumour</strong> et la sortie de son troisième album pour « Razor &amp; Tie » l’artiste retrouve un nouveau souffle. Il collabora avec <strong>Kate Pierson</strong> des <strong>B 52’s</strong> pour sortir  des compositions de <strong>Lennon </strong>et <strong>McCartney </strong>jamais enregistrées par les <strong>Beatles </strong>: <em>From A Window: Lost Songs of Lennon &amp; McCartney</em>. Mais il poursuit son travail solo pour un nouveau label US, Bloodshot Records. <strong>Parker </strong>se rapproche d’un country progressif (oui ça existe…) et empile tournées sur tournées. Parallèlement rappelons que passionné de S-F l’artiste sortit en 1980 une histoire du genre, il publie des short stories et plusieurs romans.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-1583" style="margin-left: 0px; margin-right: 5px;" title="Eric Naulleau - Parkeromane" src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/04/Parkeromane-thumb.jpg" alt="Eric Naulleau - Parkeromane" width="200" height="316" />Jamais épuisé l’artiste poursuit sa route comme les <strong>Dylan </strong>et les <strong>Springsteen</strong>. Le trio semble ignorer le poids des ans et contrairement aux <strong>Stones </strong>chacun de leur opus tente de nouvelles ambitions. Le succès n’est pas toujours au rendez-vous. <strong>Parker </strong>le sait et l’a chanté. Cela ne l’empêche pas de continuer.     Ce retour biographique permet de comprendre l’admiration sans borne que lui porte <strong>Naulleau</strong>. Chaque année il va le voir sur scène aux USA. C’est un  pèlerinage, c’est aussi une preuve de fidélité face à l’&#8221;angry man&#8221; qui à lui seul résume l’esprit fondateur de la rock musique : la révolte contre les forces constituantes et constituées. Merci donc à l’auteur d’avoir rappelé sans prétention mais avec fidélité aux lecteurs français qu’il y a avait une vie après <strong>Charlie </strong>et que dans un autre genre <strong>Graham </strong>le vaut bien.</p>
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		<title>Interview de Madame B &#8211; Topsy Turvy World</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Apr 2010 11:00:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alkayl</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<img src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/04/madame_B_itw_585.jpg" alt="Madame B" title="Madame B interviewt" width="585" height="140" class="aligncenter size-full wp-image-1392" /> On retrouve <strong>Sophie N.</strong> qui se dévoile (mais pas totalement).]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Les Immortels ont déjà donné leurs impressions à l&#8217;écoute de deux projets menés tambour battant par <strong>Sophie N.</strong>, en l&#8217;espèce <a href="http://www.lesimmortels.com/blog/chronique-musicale/1235/2010/02/17/mme-b-moody-strangherdeeply-bless-20062007-20082009-autoproduit/" target="_blank">Madame B</a> et <a href="http://www.lesimmortels.com/blog/chronique-musicale/1240/2010/02/21/topsy-turvy-world-topsy-turvy-world-20082009-autoproduit/" target="_blank">Topsy Turvy World</a>. Face à ce foisonnement de notes, il était temps d&#8217;interroger la maîtresse de cérémonie.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/04/Madame_b_2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1520" title="Madame_b_2" src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/04/Madame_b_2-285x300.jpg" alt="Madame_b_2" width="285" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>1. Bonjour Sophie. D’abord, la question rituelle :  comment ça va ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">-Très mal! ; )</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>2. Lors de nos échanges électroniques, tu m’as avoué que l’envie de créer et de composer n’était pas récente chez toi. Comment cette idée a-t-elle fait son chemin, qu’est-ce-qui t’a fait sauter le pas et d’où tires-tu ton inspiration ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">- J’ai toujours écrit, et l’envie de faire de la musique a toujours été présente, mais je n’osais pas. Je ne peux pas l’expliquer mais un jour j’ai eu le déclic, je me suis lancée sans me poser de questions, et poussée par un ami, j&#8217;ai mis mes morceaux sur <a href="http://www.myspace.com/ladyboymadamebare" target="_blank">myspace.</a> C’était en 2006. Depuis je ne me suis plus jamais arrêtée ! Ce qui m’inspire&#8230; Et bien ma vie dans un premier temps, et celles des autres aussi&#8230; Le réel, la douleur, la colère, la déception&#8230; Bref la musique est véritablement un exutoire pour moi.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>3. Tu te réclames du DIY (Do It Yourself). Comment envisages-tu et vis-tu cette idée　et cette indépendance ? Et du coup quel est ton point de vue sur la grande thématique, mise en avant à intervalle régulier, du « piratage » ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">- Avant même de savoir que le DIY était un genre, je définissais ma musique comme du bricolage musical, car je ne sais jouer d’aucun instrument, je n&#8217;ai jamais pris de cours de chant ni de guitare  ou d’autre instrument&#8230; Je joue et chante à l’instinct&#8230; Bref, pour moi, le DIY c’est faire sans technique et avec peu de matos&#8230; Mais ça ne reste que mon point de vue.</p>
<p style="text-align: justify;">En ce qui concerne le piratage&#8230; Et bien je pense que ça peut parfois aider les gens à écouter de la musique, car oui acheter des cd est souvent coûteux&#8230; Mais je pense qu’il vaut mieux dans ce cas là aller sur des webradios, on découvre ou écoute de la musique sans se ruiner.. C’est un bon compromis quand on ne peut pas se permettre d’acheter.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>4. Tes activités ne se limitent pas à Madame B et à Topsy Turvy World, loin s’en faut. Peux-tu présenter tes différents projets et indiquer ce qu’ils t’apportent de particulier par rapport aux autres ? Et après tout, ne pourrais-tu pas te consacrer à un seul projet ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">-Il y a <strong>Les Enfants Sales</strong>, un projet DIY fait maison avec mon amoureux <strong>Christophe Andres</strong>, excellent musicien aux idées délicieusement sombres et irremplaçables. Et <strong>Bloody Mary</strong> avec le génial <strong>Cyril Mary</strong>, il m’a envoyé de vieux morceaux cold sur lesquels je me suis régalée à écrire et chanter. Il y a également toutes les collaborations avec <strong>Room111</strong>, <strong>Seeglas</strong> et <strong>Caput Cartridge</strong>, des artistes géniaux aux univers totalement différents et surprenants.</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne peux pas me consacrer à un seul projet, j&#8217;aime l&#8217;échange, les mélanges, les découvertes&#8230; Ils m&#8217;apportent tous tellement ! C&#8217;est un vrai plaisir et une vraie richesse qui m&#8217;est devenu vitale. Pourquoi m&#8217;en priver ?</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>5. Je dois avouer qu’une idée bizarre a germé dans ma tête lors de l’écoute des EP de Madame B :  c’était la certitude que ta musique pourrait plaire à Tania Bruna-Rosso [chroniqueuse musicale à compétence hautement variable du Grand Journal de Canal +]. Viens-je de proférer une insulte infâme à ton endroit ou cela te semble-t-il plutôt flatteur ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">- Ni l&#8217;un ni l&#8217;autre, du moment que ma musique touche quelqu’un je suis ravie, que ce soit <strong>Tania Bruna-Rosso</strong> ou n’importe qui d’autre, ça n’a pas d’importance pour moi.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>6. Puisque l’on est dans les questions intéressantes, autant y rester. Quelle est la question la plus stupide que l’on pourrait te poser sur ta musique (et que je n’ai pas encore posé bien entendu)</strong> ?</p>
<p style="text-align: justify;">- Pourquoi tu fais de la musique si dark alors que tu as un arc-en-ciel en toi ?</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>7. Tiens, je viens d’avoir l’idée d’une question réellement navrante :  alors Sophie, il y a une chanson de Madame B qui s’appelle &#8220;Full Body Nude&#8221; et dans <a href="http://vids.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&amp;videoid=42168253" target="_blank">le clip</a>, on ne te voit pas entièrement nue. Tu n’as pas honte de faire de la publicité mensongère ? (pardon)</strong></p>
<p style="text-align: justify;">- Ne t’excuse pas, ta question me fait rire !</p>
<p style="text-align: justify;">Cette vidéo est le fruit d’une collaboration avec <strong>Frédéric Lemaitre</strong>. Il m’a envoyé ce morceau &#8220;Full Body Nude&#8221; et le soir même je lui ai renvoyé le chant que j’ai improvisé tant sa musique m’a inspirée. Depuis, il a composé des morceaux pour moi que vous pouvez retrouver sur la page myspace <strong>Room 111</strong>. Il a également fait d’autres vidéos en venant me voir dans le sud. Une belle rencontre autant d&#8217;un point de vue artistique qu’humain !</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>8. Encore pardon. Pour revenir à un domaine musical, pourrais-tu faire partager une de tes dernières découvertes ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">- J’en ai plusieurs : <strong>Cyril Mary</strong>, <strong>David Deias</strong>, <strong>Those Poor Bastards</strong> et <strong>Katherine Missouri</strong>. Je vous laisse découvrir tout ça sur myspace&#8230; Personnellement, je ne me plus m’en passer!</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>9. Sophie, c’est ton interview : tu peux faire ta pub de manière éhontée. Fais-toi plaisir.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">-Les démos &#8220;Madame B&#8221; et &#8220;Topsy. Turvy.World&#8221; sont disponibles. Si vous êtes intéressé n&#8217;hésitez pas à me contacter sur <a href="http://www.myspace.com/ladyboymadamebare" target="_blank">myspace </a>ou sur mon adresse sofusk(arobase)hotmail(point)fr.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>10. Le mot de la fin ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">- Merci.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/04/Madame_B.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1519" title="Madame_B" src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/04/Madame_B-300x226.jpg" alt="Madame_B" width="300" height="226" /></a></p>
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		<title>Crazy Heart, un film de Scott Cooper</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Mar 2010 12:37:24 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[bad blake]]></category>
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		<description><![CDATA[<img src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/03/CrazyHeart_585.jpg" alt="Crazy Heart" title="Crazy Heart" width="585" height="140" class="aligncenter size-full wp-image-1392" /> Un film mi figue mi raisin. Mais raisin sec surtout.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1392" title="Crazy Heart" src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/03/CrazyHeart_585.jpg" alt="Crazy Heart" width="585" height="140" /></p>
<p style="text-align: center;">GHOST FINGERS</p>
<p style="text-align: justify;">Au même titre qu’un Johnny Cash, qu’un Hank Williams ou qu’un Willie Nelson, Bad Blake est une légende de la scène country. Scott Cooper le saisit superbement interprété par <strong>Jeff Bridges</strong> sur le tard, au moment de son déclin. On suit sa dérive une fois que les charts US n’ont plus voulu de lui. Il cachetonne désormais de boîtes en boîtes sordides dans les patelins les plus paumés du Texas, de l’Arizona ou du Nouveau Mexique. <strong>Scott Cooper</strong> nous conduit avec lui dans les déglingues campagnardes et les virées alcoolisées du vendredi et du samedi soir dans le désert.</p>
<p style="text-align: justify;">Dilettante, B.B. vit de ses acquis plus que de ses rentes. Intoxication contre intoxication ou si l&#8217;on préfère cigarettes et Whisky (rares sont les petites pépées…). B.B. se dit qu&#8217;il ne fera pas pire mais pas mieux plus tard. Ses nouvelles chansons ne sont que des berlingots poitrinaires et leurs paroles juste bonnes pour des derviches farceurs. Dans son marasme il ne se sent ni innocent ou coupable. Il ne se sent plus du tout. Il attend chaque concert en se finissant par avance au Bourbon avant de rejoindre un band approximatif de louange. Il en ignore tout mais ne trouve plus le courage de prendre le temps d’une moindre répétition avec lui. Il faut que ça passe ou ça casse. La seconde solution est la plus fréquente. Le chanteur doit quitter la salle pour vomir son alcool et laisser l’orchestre achever la soirée où son ombre ne plane même pas. Un peu dessaoulé il finit parfois avec une ex-fan de ses années de gloire aussi âgée que lui en guise d&#8217;ultime désastre.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur ce plan <em>Crazy Heart</em> est prenant, magnifique et destroy à souhait. Mais commence soudain un second film. Un film typiquement hollywoodien qui relève le bestiau pour lui donner de la grandeur. Le road movie des chemins de traverse perdus dans le désert se transforme en pellicule de la Rédemption. C’est bien sûr cette seconde partie qui fait rêver dans les chaumières. A la décadence succède la grandeur de la reconversion grâce à une journaliste venue interviewer (<strong>Maggie Gyllenhaal</strong>) l’artiste en déroute. Il entame avec elle sa remontée. B.B. se remet à écrire les ballades d’antan, pactise avec ses ennemis et des démons. Il remonte aussi sur scène avec les plus grands même s&#8217;il reste un peu (mais à peine) tassé, opaque, râpé et presque séduit par les moirures son propre dégoût.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette seconde partie est sauvée (en partie) grâce à l’interprétation des acteurs. Ils font tout pour donner à la mièvrerie et au pathos quelque chose de pas trop lourdingue. Elle est sauvée (idem) par l’univers musical de <strong>T.Bone Burnett</strong> et <strong>Stephen Burton</strong>, d&#8217;ailleurs oscarisé et golden-globé. Il n’empêche : le film fait virer le whisky dans le sirop d’érable à coups de formules qui se veulent définitives. Citons presque au hasard : « la country c’est trois accords et la vérité » (ce qui reste à prouver). Sous ses faux airs de déroute que définit au début du film un morceau célèbre de B.B. « Je vais où je ne devrais pas aller faire ce que je ne devrais pas faire » (&#8221;Fallin’ &amp; Flying&#8221;), <em>Crazy Heart</em> demeure une bluette sentimentale et surfaite. Elle possède tous les ingrédients pour être plus une machine à Golden Globe et Oscars qu’un film majeur. Les poncifs restent bien ancrés. Il ne s’agit que d’un nouvel avatar du « biopic » tels que les Américains s’en sont faits les spécialistes. Chacun dit la descente puis la remontée. C’est la règle. Après la nuit, le &#8220;poing&#8221; du jour. Pas question de renier son baptême et de se branler sur la Bible.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1391" title="Crazy Heart poster" src="http://www.lesimmortels.com/blog/wp-content/uploads/2010/03/crazy_heart_poster.jpg" alt="Crazy Heart poster" width="481" height="720" /></p>
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