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Impression

Pluton, planète injustement déchue de son rang de planète pour celui, moins enviable, de planète naine vient de prendre sa revanche sur l’actualité. Un nouveau satellite vient d’être découvert dans son orbite, il ne reste plus qu’à lui trouver un nom. Ce sera peut-être Gaiman, du nom de l’auteur d’American Gods.

Mais fi des propos astronomiques, autant pratiquer une ellipse, ce qui va plutôt bien avec la thématique, pour évoquer Ending Satellites. Après un EP aux accents lynchiens, We all are strangers in our own lives, la nébuleuse de créateurs s’embarque pour une nouvelle traversée avec No Hope in codes & no code in hopes. Et il est plutôt question de création au sens large que de seule composition. Ici encore, au flot des notes s’ajoute la capture et le travail d’un instant, figé mais pourvoyeur de pensées et d’émotions. Le travail sur l’image est dans le prolongement autant qu’en amont de la musique.

Cette dernière, ornée d’une dimension progressive, parvient à amener des ambiances ouatées et décalées. Cela sonne ainsi comme si un noyé pouvait percevoir le bruissement erratique du vent dans les feuilles. Les nappes synthétiques décrivent ainsi les pensées fluctuantes, tournées vers une fin inévitable et qui s’annonce de manière de plus en plus présente. Le sang qui bat aux tempes fait de plus en plus mal. Et finit par s’arrêter.

Lune

L’œuvre proposée par Ending Satellites est singulière et protéiforme. Singulière en ce qu’elle ne sonne pas comme d’autres éléments entendus, bien que certaines bribes évoquent des sensations passées. Et protéiforme tant de par son support que de par le perpétuel renouvellement que représente chaque écoute. Il serait alors dommage de passer à côté de cette expérience en libre accès.

  1. Nulle part, le temps
  2. Interlude IV
  3. Draw the end until you have crashed

Myspace : http://www.myspace.com/ending-satellites

Site : http://www.endingsatellites.com

nhic3

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  1. Quel silence. Pourquoi ne pas prendre la parole?