Il pourrait être aisé, au moment d’écouter Songbirds Singing de Cleo T., de s’arrêter sur le nom de son producteur : John Parish. Oui, le John Parish qui se prend à détourner PJ Harvey du droit chemin des guitares corrosives et du chant à la limaille de fer. S’il se met à produire une demoiselle aux cheveux noirs, cela ne peut être que dans l’attente du retour de la dame de Dorset, et rien d’autre. Haro à l’ersatz, sus à la copie ! Mouais. Tentant mais tout de même très facile. Autant écouter, ce n’est qu’un EP, au pire cela ne durera pas longtemps.
Alors, au rayon premières impressions, une certaine proximité de timbre vocal peut être identifiée. Une similitude avec le chant de PJ lorsqu’elle se pique de titiller les aigus est présente, mais non omniprésente. Point de doppleganger vocal. Pour ce qui est de l’aspect mélodique, c’est une pop-folk pleine de poussière, non pas en raison d’un côté obsolète, mais plutôt d’un choix de mise en œuvre, qui est proposée. Des notes s’entrechoquent, des cordes se tordent et la voix de la demoiselle se dépose sur l’ensemble, tantôt lisse, tantôt plus grinçante.
Et au final, c’est une atmosphère qui sent bon le grenier qui naît de l’EP. Les amateurs de White Chalk écouteront avec attention le titre “Columbine”, les curieux enchantés par l’EP pourront également étancher leur curiosité en allant prendre une lampée d’Akphaezya. Les 5 titres présents ne révolutionneront pas le genre dans lequel ils s’inscrivent mais sont très agréables et retranscrivent un spectacle un brin déglingué et désuet. Entre mariachis défraîchis et violoncelle fatigué, les compositions offrent de quoi passer un bon moment en compagnie de Cleo T.
- I love me I love me not
- We all
- Columbine
- Whistles in the night
- Kingdom of smoke
Myspace : http://www.myspace.com/cleoTmusic












Quel silence. Pourquoi ne pas prendre la parole?