The Durango Riot – Telemission (2008 – The Unit)

The Durango Riot

The Durango Riot est un groupe suédois dont personne n’a rien à faire en France. Composé de jeunes musiciens à peine pubères aux jeans slim et blousons de cuir, il a peu de chances de percer un jour chez nous, parce que d’insipides groupes identiques dont les membres n’ont comme seul talent d’être nés “fils de…” saturent déjà les rayons de ces grands supermarchés du disque chez qui on ne trouve finalement que 10% de la production mondiale de musique. Et même que les 90% restants on ne peut pas y avoir droit parce que Madame Machin-Truc va encore plus durcir la loi anti-téléchargement qui était jusque là pourtant le seul moyen d’avoir accès à autre chose que les daubes qu’on nous survend à ce jour. Et vous savez quoi ? C’est bien dommage parce que, d’une, le téléchargement aussi illégal soit-il (oui, c’est vrai, c’est pas bien) est bien – trop – souvent la seule façon à ce jour d’assouvir sa soif de musiques alternatives et de deux, The Durango Riot, c’est pas autant de la bouse que nos productions bien de chez nous dégueulées par nos télés et nos magasins. Sauf que pour trouver leur disque, il faudra creuser un peu plus loin.

Telemission date de 2007. Considéré comme un chef d’œuvre en ses contrées scandinaves, il ne faut toutefois pas s’exciter si vite. C’est du très bon Rock’n'Roll à la sauce Stoner, avec un son bien rugueux, mais n’y voyez pas l’invention d’une nouvelle dimension calorifique de l’eau. Cependant, Telemission est agréable à écouter de bout en bout : chaque titre est un potentiel tube, avec ses riffs catchy et ses mélodies facilement mémorisables, ses solos de guitare jamais trop longs et trop techniques, ses incursions Blues ici, Punk là, ses passages de saxophone bien sentis et ses moments d’harmonica harmonieux. Telemission n’a pas d’autre prétention que de faire remuer la tête et en cela réussit à atteindre son but sans se prendre la tête ni celle de l’auditeur. Sauf peut-être dans le traitement du chant : un peu trafiqué, il peut énerver. Par son groove et justement, ses effets, il rappelle parfois le chanteur de Candlebox, à l’origine de plus d’une crise de nerfs.

The Durango Riot - TelemissionThe Durango Riot est sans doute  un groupe à suivre, et mérite d’être écouté au moins pour replacer les groupes de Baby-Rock français à leur niveau (dans la catacombes, ça serait l’idéal) mais à l’heure actuelle on préfèrera réécouter la discographie de Monster Magnet dans le genre gros Rock’n'Roll pour motards : plus inégale certes, mais plus mature et plus sexy.



Laissez un commentaire

Dîtes nous ce que vous en pensez...
ah oui, et si vous voulez avoir un avatar, cliquez sur gravatar!