Helloween – Unarmed, 25th Anniversary (2010/SPV)
Inutile de présenter Helloween, une légende vivante du heavy metal qui fête aujourd’hui ses 25 ans avec une curiosité intitulée Unarmed – 25th Anniversary. A première vue, on a là onze reprises de leur immense répertoire, couvrant les différentes ères du groupe, avec des arrangements acoustiques. A l’écoute, on s’aperçoit avec surprise que les morceaux en questions ont été entièrement refondus, repensés et réécrits, et allègrement mélangés à diverses influences artistiques plutôt inattendues.
On connaissait déjà le penchant des allemands pour le kitsch et l’humour vaguement graveleux, leur image un poil beauf de comiques ratés et leur immense propension à ne pas se prendre au sérieux. En voilà la parfaite illustration en musique. Rien ne nous est épargné, et tout est bon pour bousculer ces hymnes sacrés, démolir ces véritables références au profit de versions revisitées avec pour seul mot d’ordre : originalité. Et de fait cet album n’a rien de métal, aussi j’entends déjà hurler les puristes, emmurés dans leur attentes et déçus de voir ce disque y déroger. Pourtant ce Unarmed, s’il déroutera la plupart – et c’est certainement là le but – est d’un intérêt non négligeable. Il rafraîchit littéralement certains classiques considérés depuis trop longtemps comme acquis et gravés dans la roche, sans toutefois les renier. Les alternatives proposées sont surprenantes et amusantes, elles usent entre autres d’orchestrations symphoniques, d’arrangements rétro, de chœurs d’enfants, de cuivres, suivent des orientations bluesy, fm voire pop, très souvent avec succès. Parmi les réussites significatives, jetez une oreille sur « Where The Rain Grows », complètement chamboulée et ralentie, pour un résultat vraiment plaisant. « The Keeper’s Trilogy » rassemble « Halloween », « Keeper Of The Seven Keys » et « King For A Thousand Years » en 17 minutes épiques et grandiloquentes. Autre transfiguration bluffante, « Eagle Fly Free » littéralement réformé à une sauce que seuls les fans suffisamment ouverts d’esprit sauront apprécier. Plus fidèles aux originaux, « Forever And One » et « A Tale That Wasn’t Right » valent également le détour, tandis que « If I Could Fly », mal fichue, ou « I Want Out », irritante, s’avèrent au contraire plutôt décevantes.
Mais libre à chacun d’estimer ce que ces caricatures ambitieuses apportent à l’œuvre initiale, et d’apprécier l’initiative somme toute périlleuse d’un groupe qui ne manque décidément pas d’audace et d’auto dérision, deux qualités inestimables pour n’importe quel artiste.
Track listing :
1. Dr. Stein
2. Future World
3. If I Could Fly
4. Where the Rain Grows
5. The Keeper’s Trilogy
6. Eagle Fly Free
7. Perfect Gentleman
8. Forever And One (Neverland)
9. I Want Out
10. Fallen to Pieces
11. A Tale that Wasn’t Right













Déroutant! Pourtant dieu sait que j’aime ce groupe, que je classe sans aucun probléme dans mon top 10 métal. Mais là, même si l’ensemble n’est pas inécoutable, loin de là, il faut vraiment une trés trés large ouverture d’esprit car ici, point de Metal, quelques réussites quand même dans le lot(le medley épique de Keeper trilogy, when the rain grows) mais pas assez pour contenter le fan de la premiere heure que je suis. En résumé ils ont poussé le délire de Metal Juke box un cran au dessus, un album currieux, vivement le”vrai” prochain album