Disparition de Vic Chesnutt
Certaines personnes n’ont pas des vies faciles et parfois, leur biographie ressemble carrément à une fiction tant leur histoire est tragique. Vic Chesnutt est pourtant bien réel. Outre que son nom de famille veuille dire “Noisette” (à quelques lettres près), le jeune Vic, né un 1er janvier, est un enfant orphelin, adopté et élevé dans une ville de Géorgie (l’État américain, pas le pays) qui porte le doux nom de Zebulon où grandira sa passion pour la musique. A dix-huit ans, un accident de voiture le laisse tétraplégique. Les médecins ne sont pas optimistes, et pourtant, à force de persévérance, le jeune garçon parvient à reprendre la guitare. D’abord avec les dents, puis avec les mains dont il retrouve peu à peu l’usage.
Bien qu’il reste cloué sur un fauteuil, Vic Chesnutt s’en sort bien et s’investit à temps plein dans la musique, tant et si bien qu’il se fait remarquer par Michael Stipe, des REM. Sa carrière se lance alors. Sa musique country-folk est à fleur de peau mais jamais plaintive. Chesnutt refuse de jouer de son handicap même s’il s’implique dans des mouvements de soutien. En constante souffrance physique, il prend trop de médicaments et meurt probablement d’une overdose, à l’âge de 46 ans.
Sa discographie est très fournie, et si vous souhaitez débuter avec sa musique, l’album Sweet Relief II est une compilation enregistrée au bénéfice d’une association, où de nombreux artistes tels que REM, Live, Madonna, Garbage, ou encore les Smashing Pumpkins reprennent des chansons de cet artiste écorché mais néanmoins talentueux.












